Encore mooiii =D

Encore mooiii =D
Vous connaissez le dicton: Jamais deux sans trois.. alors, me revoici sur un nouveau skyblog, avec une nouvelle histoire et de nouveaux personnages.

Pour celles qui ne me connaissent pas, je m'appelle Émilie Roy, auteure de x-my-fiction-x et x-das-ende-x. Je suis québecoise, ce qui peut expliquer mon language à certain moment. Par contre, je ne me servirais jamais d'expressions québecoises dans mes fictions, pour facilité la compréhension.

Cette fiction est un genre complètement différent de celles que j'ai fait avant. Elle sera plus du genre horreur/suspence/romantique ( pas trop ).

Pour ce qui est du style d'écriture, vous me connaissez.. Il ne changera pas vraiment, restant la plus part du temps assez simple. Si jamais vous ne comprenez pas un mot ou autre, dite-le moi, j'arrangerais ça.

Voila.. je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire.

En espérant que vous aimerez cette histoire,

Émilie.






Qui aurait cru que, derrière ce petit village rustique, ce cachait un aussi gros secret ? Qui aurait cru, qu'un jour, tout cela recommencerait ? Qu'est-ce que les habitants de Weiden cache à Anke, cette jeune adolescente allemande aux racines espagnols ? Pourtant, personne ne comprend vraiment pourquoi tout ce sang à coulé. Pourquoi toute ses larmes ont étés versés. Tout ce qu'ils savent, c'est que l'histoire est sur le point de se répété, encore une fois.





« C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre »

-Charles Baudelaire



















[ Premier chapitre d'ici deux mois. Intéressés ? ]



Rebonjour ^^




Alors, il ne reste plus qu'un mois avant la première publication de x-noch-einmal-x !

Tout d'abord, merci pour vos commentaires. J'ai constaté que j'avais perdue énormément de lectrice, mais au final, je garde les meilleures alors, pourquoi m'en plaindre ? (H)

Alors, pour commencer, plus j'avance dans l'écrivage * vive le français, moi j'dis * de cette fic et plus j'ai hâte de commençer à la poster. Je vous préviens encore une fois, cette fiction est un genre complètement différent de ce que j'ai écris avant. Certain passages son plutôt cru et écoeurant pour les personnes sensibles. J'avertirais avant lorsque des passages dans le genres seront dans les chapitres.

Pour ce qui va être de la publication, je vais probablement m'en tenir à une par semaine, le samedi. Et si jamais j'ai cinq commentaires de personnes différentes sur un chapitre, vous aurez un chapitre bonus le mercredi, sa vous va? Désolé pour celles qui aimeraient mieux que je poste à tout les jours, mais j'ai pas écris onze chapitre d'avance pour tous les posters en une semaine, hein !

Ensuite, pour celles qui sont un peu gaga des films d'horreur, vous en reconnaîtrer probablement quelques uns au travers cette histoire, puisque mon inspiration vient de quelques films. Entre autre, d'un de mes films d'horreur préféré ; Amityville. Il y aura également quelque trucs inspiré de L'exorsisme d'Emily Rose, je pense entre autre à l'heure où les démons apparaîsse, soit 3 heure du matin, pour se narguer de la mort du Christ, qui, selon la bible, est décédé à 3 heure de l'après-midi, etc.

Enfin bref, j'espère que vous aurez toujours l'envie de lire cette histoire..

À bientôt.

Émilie xxx






Réponse à Mavou : Ouais, j'avoue que pour une coïncidence, s'en ait une xDD Et puis pour répondre à ta question, Oui! J'y vais et j'ai vraiment hâte ^^

# Posté le vendredi 22 février 2008 20:38

Modifié le jeudi 20 mars 2008 19:48

Chapitre Un

Chapitre Un
Alors voilà.. Premier chapitre.. Je tiens d'abord à vous dire que tout ceci est FICTIF. Weiden existe bel et bien, mais j'ignore si c'est un village ou non. Sur ce, bonne lecture!
______________________________







Les rayons chrysocales que projetaient le soleil se reflétaient contre la couleur nuit de la Buick Riviera décapotable que conduisait Amadäus Saëns. Assise à sa droite, sa petite fille Anke Saëns tout juste âgée de dix-sept ans, regardait défiler le paysage, un léger sourire aux lèvres. Ses longs cheveux bruns, presque noirs, ondulaient gracieusement au vent chaud du mois d'août. Comme fond sonore, un vieux western s'échappait des hauts parleurs.

Ayant perdu ses parents dans la tragédie du 11 septembre 2001, le grand-père de Anke l'éleva et une très grande complicité c'était installé entre eux. Six ans après le décès de ses parents, Anke décida qu'elle en avait assez de subir le regard emplie de charité des personnes l'entourant. Depuis ce malheureux événement, elle avait perdu contact avec ses amies, préférant rester seul pour ruminer ses idées noires. Seul son grand-père trouvait le moyen de lui tirer quelques mots, mais encore.

C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tout les deux sur les routes poussiéreuses allemandes, quittant la vie agitée de Berlin pour le petit village qu'est Weiden. Ils quittèrent bien vite l'autoroute pour emprunter les petits sentiers au milieu d'une épaisse forêt.
Les arbres bloquant les rayons du soleil, Amadäus s'arrêta au bord de la route pour remettre le toit. Anke en profita pour faire une petite retouche à son maquillage. Elle tourna le rétroviseur vers elle et essuya le peu de crayon noir qui avait coulé aux coins de ses yeux. Sa peau doré, héritage de ses origines espagnols, faisait parfaitement ressortir le bleu ciel de ses yeux légèrement en forme d'amande. Lorsqu'elle replaça correctement le rétroviseur, elle sursauta à la vu de son grand-père qui lui faisait une grimace à l'arrière de la voiture. Elle frappa doucement l'épaule de son grand-père en riant. Ils reprirent la route et Anke ne tarda pas à sombrer dans un sommeil sans rêve.

[ ... ]

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle eut le temps d'apercevoir une vieille planche de bois avec une inscription peinte à la main ressemblant vaguement à

Willkommen in Weiden.

« On est arrivés ?, demanda-t-elle pour s'assurer d'avoir bien lut.
_ Presque, dans quelques minutes on devrait arriver au village.»

Anke se redressa péniblement, sa mauvaise posture l'ayant quelque peu engourdie, puis s'étira de tout son long. Quelques minutes plus tard, les arbres commencèrent à être de moins en moins fréquent et bientôt, le toit d'une église apparut.

« Comme dans le bon vieux temps, s'exclama Amadäus.
_ Oui, tout est identique à mes souvenirs, rien n'a changé.»

Autrefois, le grand-père de Anke habitait ce village éloigné. Enfant, elle venait souvent lui rendre visite et à la mort de sa grand-mère il décida de venir s'installer en ville. Peu de temps après, un jeune délinquant mit le feu à la maison. Aujourd'hui il n'en reste plus rien, si ce n'est que quelques souvenirs.

« Dommage que ta maison ne soit plus là.»

L'aïeul affirma en hochant la tête.

Ils roulèrent tranquillement jusqu'à l'adresse de leur nouvelle demeure. Elle était un peu éloignée du centre du village, camouflée dans la forêt. Ils virent bien vite le petit sentier de terre battu menant à la maison. Les camions de déménagement étaient déjà là et les ouvriers avaient déjà commencés à entrer les meubles.

Amadäus sortit du véhicule et couru se renseigner auprès des déménageurs pour voir s'ils n'avaient pas besoin d'aide. Malgré ses soixante-douze ans, Amadäus restait un homme très en forme, amant courir le matin, la nourriture saine et la religion.
Anke, quant-à elle, sortit de la vieille décapotable et observa la maison. Elle était immense et toute en bois quelque peu défraîchis. Deux fenêtre en demi cercle s'ouvraient sur le grenier. Un frisson lui parcouru l'échine.

« On dirait la maison d'Amityville, marmonna-t-elle. »

Néanmoins, elle pris son sac et entra à l'intérieur. Un imposant escalier en bois recouvert d'une moquette rouge se dressait devant la porte d'entrée. Une petite table était situé juste à coté et un homme était entrain d'y brancher la ligne téléphonique. Elle monta directement à l'étage, évitant de justesse l'échelle qu'un homme essayait tant bien que mal de faire passer par l'escalier. Elle arriva dans un long couloir. Les murs étaient recouvert d'une tapisserie bourgogne, le plancher en bois légèrement craquelé à certain endroit et des chandeliers accrochés aux murs servaient d'éclairage. Elle continua jusqu'au bout du corridor où elle tourna et arriva face à un autre escalier. Elle s'appuya sur la rampe et s'étira le coup. Elle aperçut une porte en bois, fermer. Curieuse, elle monta et essaya d'ouvrir la porte. Rien à faire, elle était verrouillée. Elle fouilla dans les poches de son slim et en sortit une petite barrette.Comme toute ados, Anke à eu son petit moment de rébellion. Un clic résonna et elle tourna la poignée. Elle écarquilla les yeux.

« Mais qu'est-ce que ..»

# Posté le dimanche 24 février 2008 10:25

Modifié le mardi 10 juin 2008 21:43

Chapitre Deux

Chapitre Deux
Elle s'avança timidement dans la pièce. Étrangement, aucun meuble n'avait été déplacés. Il y avait même encore des vêtements dans l'armoire. Elle ouvra les tiroirs du meuble placés devant les deux fenêtres en demi-cercles. Plusieurs feuilles y était encore présentes. Des partitions de musique, des dessins, des devoirs et même un petit cahier.

« Un journal intime !? »

Il était remplit. Une écriture simple, délicate presque enfantine. Elle le referma et le plaça là ou elle l'avait trouvé. Son regard se posa sur le lit. De forme ovale, il occupait un coin de la pièce. Les draps blanc étaient recouverts d'une fine pellicule de poussière. Elle s'affaira à retirer les draps lorsqu'un chat bondit sur le lit, la faisant sursauter. Elle trébucha sur son sac qu'elle avait au préalable déposée au sol et tomba sur les fesses. Le chat s'avança et la fixa. Ses yeux marron et son pelage noir, brillait au reflet du soleil.
Anke se releva à l'aide de ses mains et s'approcha du chat. Aucune médaille. Elle le caressa doucement, l'écoutant ronronner.

« Anke, tu veux bien venir m'aider?», cria son grand-père du bas de l'escalier.

Elle soupira et après avoir hésité quelque seconde, décida de laisser le chat dans la chambre. Elle trouva son grand-père dans sa nouvelle chambre, essayant en vain d'accrocher un tableau de la vierge Marie.

« Ah, te voilà. Où étais-tu ?, le questionna-t-il.
- Je cherchais une chambre où m'installer, répondit-elle en lui tendant le marteau.
- Tu as trouvée ?
- Oui, une pièce entre le premier étage et le grenier.
- Bien »

Ils passèrent le reste de l'après-midi à placer dans la maison divers objets, souvenirs. Au dessus du foyer du salon, un portrait de famille avait été accroché. Anke, ses parents et son petit frère y étaient représentés, souriant.
L'horloge grand-père qu'Amadäus affectionnait tant sonna douze fois. Anke s'étira et déposa un baiser sur le crâne dégarnis de son grand-père.

« Je vais aller prendre une douche, lui dit-elle en s'engageant vers l'escalier.
- Ne te couche pas trop tard.»

La salle de bain, Anke y avait passer l'après-midi à tout nettoyer. Elle avait même du avoir recours à ses notions de plomberie pour changer un tuyau défectueux. Lorsqu'elle avait ouvert le robinet du bain, un peu plus tôt dans la journée, de la vase s'en échappait, comme si personne ne se serait servis de l'eau pendant des années.
Maintenant, la salle de bain était nickel et Anke se détendait dans un bon bain moussant. Elle tira le rideau et plaça les oreillettes de son Mp3 dans ses oreilles, fermant les yeux et faisant bouger son pied qui reposait sur le bord du bain.

Malgré la musique rock qu'elle écoutait, la jeune adolescente cru entendre un bruit. Elle retira ses écouteurs et tira un peu le rideaux. La pharmacie au dessus de l'évier était ouverte et quelques bouteilles de plastique contenant certains médicaments à Amadäus étaient tombés. Elle s'étira le coup, regarda dans la pièce et haussa les épaules en refermant le rideau. Elle pris l'éponge qui était déposer sur le bord de la baignoire et déposa une noisette de gel douche dessus. Elle commença par la passer sur ses jambes, relaxant au son de l'eau qui clapote contre les parois du bain et respirant les douces effluves aromatisées que dégageait le gel. Elle commença à chantonner une berceuse que sa mère lui chantait souvent, étant enfant.
Une ombre passa derrière le rideau. Anke stoppa tout mouvement. Son sang se glaça et elle ne pût empêcher son corps de trembler.

Lentement, elle tira le rideau, découvrant.. une pièce vide. Elle se réinstalla dans la baignoire en soufflant.

« Probablement la fatigue», songea-t-elle.

Néanmoins, l'envie de prendre un bain lui était passer et elle ne tarda pas à en sortir. Elle replaça les médicaments de son grand-père et sortir dans le couloir, entourer d'une serviette préalablement chauffée grâce au radiateur. Elle s'arrêta devant la porte de la chambre d'Amadäus. Il était agenouillé devant une croix, tenant dans ses mains le chapelet que portait toujours Adelheid, sa défunte épouse. Elle sourit tristement et repris sa route vers le petit escalier menant à sa chambre. Plusieurs boîte de carton traînaient au sol, contenant ses effets personnels. D'autre, contenait les vêtements de la personnes habitant cette maison autrefois.

Couchée sur son lit, admirant les larges poutres de bois qui constituait son plafond, Anke cherchait désespérément le sommeil. Elle se tourna sur la droite, puis sur la gauche, sur le ventre et repris sa position initial. Elle tapota son oreiller, poussa ses draps avec ses pieds pour laisser l'air frais de la pièce envelopper son corps, la débarrassant de l'humidité étouffante. Rien n'y fit. Elle se redressa, enfila un boxer et un t-shirt, alluma sa lampe de chevet et commença à ranger ses vêtements dans l'armoire. Une demi-heure après, tout était rangé mais Morphée n'avait apparemment pas prévue de l'emmener avec elle cette nuit.

Elle descendit le long escalier, faiblement éclairé par les chandeliers incrustés aux murs et alla allumer la télé au salon. Elle changea de chaîne à maintes reprises, ne trouvant rien d'intéressant. Son regard se posa sur le piano trônant dans un coin de la pièce. L'envie d'en jouer lui tirailla le ventre mais elle se retint de peur de réveiller son grand-père.
Ce dernier lui rappela qu'il avait souvent des crises d'insomnies et qu'il n'était pas rare qu'il ait recourt à un cachet de somnifère. Elle monta donc à l'étage et une fois devant la porte de la salle de bain, hésita avant de l'ouvrir. Un frisson lui parcouru le dos et finalement, elle alla prendre le médicament. Elle ressortit de la pièce aussi vite qu'elle y était entrée et alla directement dans sa nouvelle chambre. Elle sursauta à la vue de la paire de yeux jaunes, brillant dans l'obscurité. Elle alla caresser le chat, se coucha et le pris pour le serrer contre elle. Il ronronna et cala sa petite tête dans le coup de Anke. Le médicament commençant à faire effet, les yeux de la jeune fille se fermèrent peut à peut et la dernière chose à laquelle elle pensa, était qu'elle était persuadé d'avoir laisser la lumière ouverte lorsqu'elle avait quitter la pièce.

Elle n'eut le temps d'apercevoir le corps caché dans l'ombre, couché sur une poutre entrain de l'observer.

# Posté le dimanche 24 février 2008 10:49

Modifié le mardi 10 juin 2008 21:50

Chapitre Trois

Chapitre Trois
Elle se réveilla en sursaut en début de matinée. Un cauchemar étrange avait prit possession de ses rêves et l'avait drôlement troublée. Elle se souvint d'avoir vu du sang, beaucoup de sang. Une femme avec la moitié du visage voilée hurlait à s'en fendre l'âme et des larmes de sang coulait sur ses joues. Sa bouche tailladée, anormalement trop grande, laissait entrevoir quelques dents cassées et jaunit. La femme avait levée la main, mais la suite avait été effacée par le subconscient de la jeune fille.
Elle tourna la tête vers la table de chevet. Les chiffres rouges clignotant attirèrent son attention.

3h00.

Elle émit l'hypothèse d'une panne de courant, mais se ravisa en songeant que l'heure indiqué serait 12h00. Elle tendit la main vers sa montre qui jonchait sur le sol et vit qu'il n'était à peine sept heure moins le quart. Elle programma son réveil, enfila ses pantoufles et descendit au rez-de-chaussée. Le bruit des casseroles et l'odeur alléchantes des ½ufs brouillés lui indiqua que son grand-père était déjà levé. Elle se dirigea vers la cuisine et le salua.

« Bien dormis ?, questionna-t-il.
- Plus ou moins. Tu as besoin d'aide pour le petit déjeuner ?
- Si tu pouvais mettre la table, ça serait bien »

Elle acquiesça, sortit les ustensiles et les plaça sur la table. Dehors, le ciel était encore teinté de rose et le soleil réchauffait peu à peu les rues de Weiden. De la cuisine, Anke pouvait voir le boisé qui entourait la maison. Des sentiers se dessinait entre les arbres, menant on ne sais où.
L'assiette fumante qui se déposa devant ses yeux la sortit de sa contemplation. Elle mangea en face de son grand-père, tout en parlant de ce qu'ils devaient faire aujourd'hui.

Après avoir prit sa douche, s'être habillé et avoir attachée ses longs cheveux brun, Anke prit un balais et ouvrit la porte qui menait au sous-sol. Une ampoule dénudé etait la seule source de lumière pour se rendre dans la cave humide. Elle tira sur la chaînette pour l'allumer et descendit. Personne n'était encore venu ici depuis la veille. Au sous-sol, Anke alluma sa lampe de poche, cherchant un interrupteur. Elle trouva ce dernier, caché sous une imposante toile d'araignée. La lumière clignota quelques secondes et s'alluma enfin. À première vue, le sous-sol était à aire ouverte. Seul un mur était placer afin de séparer la pièce en deux. Deux murs sur quatre était en bois, les deux autres en brique. Cependant, une porte, au fond laissait croire qu'une autre pièce tenait lieu. Intrigué, elle se dirigea vers la porte et l'ouvrit. Rien ne se trouvait de l'autre coté. Du moins, rien sauf un mur de brique. Quelqu'un la érigé, mais pourquoi ?

Elle haussa les épaules et commença à balayer. La poussière volait dans tout les sens, rendant bientôt l'air irrespirable. Anke se servit d'une vieille caisse en bois qui traînait dans un coin pour se hisser afin d'ouvrir la fenêtre qui, à sa grande surprise, était entre ouverte. Elle l'ouvrit et fit quelque mouvement circulaire avec ses bras dans le but d'aérer l'espace. Elle redescendit et continua son ménage, astiquant les moindres recoins, chassant tout les toiles d'araignées. Lorsqu'elle arriva dans un coin isolé du sous-sol, elle remarqua que le plancher était renfoncé à quelques endroit. Elle se pencha et aperçue sur le mur de bois de longs sillons. Elle plaça ses doits et constata que ses marques avait été faite par des ongles. Elle se redressa en plaçant sa main sur sa bouche. Elle remarqua que, plus haut sur le mur, deux anneaux d'aciers était solidement incrustés dans la brique. Elle se précipita au rez-de-chaussée. Sa conscience lui hurlait d'en parler à Amadäus, mais elle n'avait aucune preuve de ce qu'elle avancait. Qui sait, peut-être se trompait-elle complètement.

[ ... ]

« Anke, tu veux bien allez à la boulangerie acheter un pain pour ce soir ?
- Bien sur, grand-père. J'y vais. »

Elle enfila ses vieilles chaussures et sortir à l'extérieur. Heureusement qu'elle avait laissée ses cheveux attachés. La chaleur et l'humidité était oppressantes. Elle remonta l'allée jusqu'à enfin arriver sur la route. Elle marcha une centaine de mètres et arriva enfin au village. Quelques enfants jouait au parc, sous la supervisions de leurs parents, quelques ados se saluait lorsqu'ils se croisaient. Tout était calme, normale pour un village.
La petite clochette au dessus de la porte sonna lorsque Anke entra dans la boulangerie. Tout les regards se posèrent sur elle. Ils lui sourirent et certains lui souhaitèrent la bienvenue.

« Bonjour ma belle, comment t'appelles-tu ?, demanda la boulangère.
- Anke.
- Très jolie nom, que puis-je pour toi ?
- Merci. J'aimerais avoir une baguette. »

La boulangère lui sourit et elle partit à l'arrière boutique lui chercher sa commande. Un homme habillé d'une soutane se mit à ses coté.

« Bonjour, ma fille. Je suis le père Nikolaus.
- Bonjour mon père. Enchantée, je suis Anke.
- Dit moi, d'où viens-tu?
- De Berlin. N'ayant nul autre famille que mon grand-père, nous avons décidés de revenir ici. Peut-être le connaissez-vous, d'ailleurs. Il se nomme Amadäus Saëns.
- Amadäus, bien sur que je m'en rappelle. J'était à mes début ici et lui n'était encore qu'un enfant. Un vrai petit démon. »

Anke sourit. Il n'était pas rare que celui-ci l'appelle comme ça.

« Sous votre respect, comment se fait-il que vous le connaissiez lorsqu'il était enfant ?
- Oh, je sais que je ne les fait pas, mais j'aurais bientôt un siècle!»

Anke le regarda, étonné. Il rigola gentiment.

« Et où demeurez-vous ?
- La grande maison, un peu éloigné dans les bois, sur la rue Feisher. »

Le père Nikolaus se raidit à cette évocation. La dame qui apportait le pain et qui, par mégarde avait surpris leurs conversation pâlit. Anke, confuse par cette attitude si soudaine, ne s'avait quoi faire.

« Il y a un problème ?, questionna-t-elle. »

Les deux adultes échangèrent un regard et reprirent leurs occupations, comme si de rien était, laissant la question d'Anke en suspend. La boulangère lui fit un sourire crispé en lui tendant son sac. L'adolescente la remercia et quitta les lieux. Elle n'eut fît dix mètre qu'une main se posa sur son épaule.

« Prenez ceci et gardez le sur vous, constamment. »

Le père Nikolaus tourna les talons et partit en sens inverse, vers l'église. Anke ouvrit sa main pour y découvrir un chapelet. Le collier était en perle noir ainsi que le Christ. La croix sur laquelle il reposait était blanche. Elle le passa à son coup, le cachant dessous son t-shirt.
Elle décida de faire le reste du chemin à la course, ayant toujours aimée courir. Elle avait découvert ce moyen pour extérioriser sa colère, son incompréhension et sa tristesse. Elle adorait courir jusqu'à en avoir mal, jusqu'à sentir la pulsation de son c½ur battre dans ses cuisses. La douleur physique qu'elle ressentait était loin d'être comparable à cette tempête d'idée noir qui tourbillonnait sans cesse dans sa tête, mais elle lui rappelait qu'elle était en vie.

Elle arriva à peine deux minutes plus tard, restant quelques secondes sur le pas de la porte essayant vainement de reprendre son souffle. Lorsqu'elle entra dans la maison, la bonne odeur des pâtes à son grand-père vinrent lui titiller les narines.
Pendant le repas, seul le bruit des ustensiles crissant contre la céramique des assiettes occupait le silence. Perdue dans ses pensées, Anke cherchait un moyen d'engager la conversation au sujet de la maison avec Amadäus. Elle opta finalement pour la manière radical.

« Dit, grand-père. Tu sais pourquoi les anciens occupants ont quittés cette maison ?
- Et bien, l'agent immobilier est resté très vague sur le sujet. J'ai cru comprendre qu'il y avait eu un décès ou je ne sais quoi et qu'ils ont préférés quittés la maison. Pourquoi ?
- Un décès ? Dans la maison ?
- J'en sais rien. Mais pourquoi me poses-tu toutes ses questions ?
- Au village, les gens semble avoir peur de cette maison. »

Amadäus haussa les épaules et se plongea dans la contemplation des différantes arabesques décorant son assiette. Agacée, Anke ne prit pas la peine de terminer son repas et monta dans sa chambre. Le mois d'Août est vraiment pénible cette année. La chaleur en est presque suffoquante. Elle ouvrit l'une des deux fenêtres en demi cercle et aspira une longue bouffée d'air frais. S'appuyant contre le rebord, elle admira le paysage. Malgré le fait que cette maison ne lui inspirait pas confiance, le décors, lui en valait la peine. Un boisé entourait la maison. Si ce n'était de cette chaleur, Anke serait sortit avec joie découvrir son nouvel environnement. Elle soupira et s'installa au bureau. Elle alluma son ordinateur portable et se connecta sur MSN. Quelques fenêtres s'ouvrirent mais l'envie de parler à ses anciens amis n'y était pas et elle préféra se déconnecter. Elle quitta l'ordinateur après avoir vérifié ses messages et plaça un CD dans sa chaîne stéréo. I dont wanna stop d'Ozzy Osbourne s'éleva dans la pièce et Anke se laissa porter par les paroles, mimant quelques accords sur une guitare imaginaire.

À l'extérieur, le ciel s'assombrissait de plus en plus, plongeant les rues tranquilles de Weiden dans l'obscurité. Les enfants sombrait dans un profond sommeil, les parents s'apprêtaient à regarder leurs émissions télés, profitant du calme, et une ombre cachée dans le boisé, observait une jeune fille par la fenêtre de sa chambre, un léger sourire au lèvres.

# Posté le dimanche 24 février 2008 11:13

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:58

Chapitre Quatre

Chapitre Quatre
Contrairement aux jours précédents, ce n'était pas la chaleur suffoquante, ni un cauchemar saugrenu qui tira Anke de son sommeil léger mais la température glaciale de la pièce. Elle traversa péniblement la pièce, les yeux toujours collés de fatigue et s'arrêta devant le thermostat électronique . Un fin rayon de lumière passait entre les rideaux mal fermés, lui permettant de voir le chiffre douze sur l'écran de l'appareil. Elle poussa un soupir d'exaspération et appuya plusieurs fois sur la flèche du haut, jusqu'à ce qu'un petit foyer clignote et que le chiffre vingt et un apparaisse.
Par reflex, elle frotta ses mains sur ses avant-bras essayant vainement de se réchauffer. Sa vue encore brouillée par la fatigue n'était pas très nette et ne lui renvoyait qu'un point brouille lorsqu'elle essaya de lire l'heure sur son cadran. En se frottant et plissant légèrement les yeux, la masse flou devint peu à peu des chiffres et Anke put constater que quatorze heures approchait.
Ne voyant pas l'utilité de se recoucher à cette heure, Anke enfila ses pantoufles en flanelles et descendit à la cuisine. Sur le réfrigérateur, elle vit un mot laissé par son grand-père lui disant qu'il était partit tôt ce matin pour faire son jogging matinal et qu'il arrêterait probablement en ville acheter de quoi faire le souper. Anke calcula que Amadäus devait probablement être partit aux alentour de huit heure ce matin. Elle pinça sa lèvre inférieur, inquiète en réalisant que celui-ci devrait être rentrer depuis longtemps. Un coup d'½il à la porte d'entrée fit accéléré les battements de son c½ur. Le verrou était toujours mit, donc il n'était toujours pas rentré.
Elle enfila des chaussures et sortit à l'extérieur à la recherche de son grand-père. Elle fit quelques pas en direction de la route lorsqu'un bruit sourd venant de l'arrière de la maison retentit. Elle se dirigea vers la source du bruit et souffla de soulagement en voyant Amadäus s'affairant à vider la remise.

« Enfin levée !, cria-t-il. Il posa ses main sur ses hanche en soufflant. Anke le rejoignit et déposa un chaste baisé sur sa joue.
- Oui, il y a tout juste cinq minutes.
- Dommage que tu ne sois pas venue courir avec moi ce matin, Anke. Le paysage est magnifique.
- Tu devrais éviter de courir avec cette humidité, grand-père. C'est risqué.
- Mais oui, allez, j'ai encore du travail à faire.
- Je peux t'aider ?
- Il y aurait le grenier à vider... J'ignore pourquoi les anciens propriétaires ont laissés toute leurs choses. La remise est pleines d'outils à jardinages, presque neufs ! Enfin bref. »

Anke sourit et rejoignit la porte arrière. Avant de tourner la poignée, elle resta immobile, soupirant d'aise au contact de l'air chaud contre sa peau. En ouvrant la porte de la maison, elle trouva étrange le fait que la température de sa chambre était aussi froide. La température était relativement stable depuis leurs arrivés et l'humidité était suffoquante. Elle secoua la tête en se disant que ce n'était probablement qu'un problème électronique.
Elle se rendit dans la cuisine où elle vola une pomme dans le panier à fruit et remonta dans sa chambre.

« Mierda.. »

La température de sa chambre était comparable avec celle d'un sauna. Elle programma à nouveau la température, ne la faisant pas dépasser dix-sept. Elle nota sur un bloc-notes d'appeler un électricien.
Elle jeta le trognon de sa pomme dans la poubelle et marcha jusqu'à la porte au fond de la pièce, celle qui même au grenier. Les marches étaient poussiéreuses et craquaient sous les pieds de Anke. Arriver dans la pièce, elle fut éblouie par le soleil. Contrairement à la plus part des greniers, celui-ci était à aire ouverte et la fenêtre en forme de cercle laissait passer abondamment les rayons du soleil. Les lattes de bois claires qui constituaient le plancher étaient légèrement rayer, probablement du à aux meubles. Elle avança et s'appuya sur la rampe qui la séparait du vide. Si elle baissait la tête, elle pouvait voir, entre les poutres de bois, sa chambre.
Elle se tourna et soupira. Beaucoup d'objets diverses traînaient dans la pièce. Des coffres, des tableaux, des meubles. Anke espéra pourvoir vider le grenier avant ce soir. Elle ouvrit alors la fenêtre et regarda en bas. La fenêtre était assez large et donnais sur le devant de la maison. Elle venait de trouver le moyen d'éviter de descendre les escaliers pour vider la pièce.

[ ... ]

Après deux heures entières à jeter divers objets et déplacer quelques meubles, Anke se laissa choir sur un vieux fauteuil qui à première vue ne datait pas du siècle actuel. Son recouvrement de velours couleur bourgogne avec quelques broderies dorés était recouvert d'une fine pellicule grisâtre accumulé au fil des ans passés dans cette pièce poussiéreuse. Lorsque ses fesses s'enfoncèrent dans la rembourrure moelleuse, les particules s'envolèrent, s'infiltrant dans ses poumons et la faisant éternuer. Par réflexe, elle plaça ses mains au niveau de sa bouche et son corps s'arqua vers l'avant. En relevant la tête, elle aperçue, caché entre le mur et une poutre perpendiculaire au sol, un coffret. En soupirant et levant les yeux au ciel, Anke se releva difficilement et tira une des deux poignées sur le coté du coffre jusqu'à ses pieds. C'était une petite malle en bois, verrouillée à l'aide d'un fermoir en fer noir. Elle eut beau chercher de fond en comble la pièce, elle ne vit aucune clef susceptible d'ouvrir ce coffre.

[ ... ]

La vapeur s'échappant des légumes rôtissant dans la poêle emplissait peu à peu la pièce d'une odeur délicieuse. Le poulet, entrain de dorée dans le four, complétait cette parfaite harmonie olfactive. Anke finissait de mettre les couverts sur la table lorsqu'une petite boule noir se faufila entre ses pieds. Le chat miaulait et se frottait aux jambes de l'adolescente, la fixant de ses grands yeux marrons. Au loin, les cloches de la grande église dansait leurs danse journalière.

[ ... ]

Toujours quelque peu apeurée de la salle de bain, Anke ferma la porte à clef et laissa couler l'eau de la douche avant d'embarquer dans la cabine. Ses muscles se détendirent sous les douces caresses de l'eau brûlante roulant sur sa peau hâlée. Elle s'empara de son shampooing, fit mousser le gel dans ses longs cheveux, tout en chantonnant une chanson qui jouait à la radio. Elle resta quelques minutes immobile, appréciant la chaleur presque étouffante de la cabine de douche, les yeux fermé, le jet d'eau lui arrivant en plein visage. Un goût soudain de fer se répandit dans sa bouche. Elle ouvrit les yeux et un cris d'effroi resta bloqué dans sa gorge. Un liquide épais et rouge s'échappait de la pomme de douche. Son regard affolé fit le tour de la douche. Étrangement, tout était en noir et blanc. Les parois de la douche, les bouteilles de shampooings, son corps. Tout sauf le liquide sanglant qui coulait le longs de son corps pour disparaître dans le drain. Elle remarqua également que le rideaux de la douche était différent.
Une main passa à travers elle. Elle se retourna et aperçut une femme, probablement dans la fin trentaine. Les couleurs étaient absentes, mais la dame semblait avoir les cheveux clairs et les yeux foncés. Elle était belle. Une beauté naturelle, qui ne fait que s'amplifier avec le temps. Étrangement, Anke était persuadée de l'avoir déjà vu quelque part, mais où ?
Occupée à chercher d'où se visage lui était familier, l'adolescente ne remarqua pas que l'eau avait repris sa couleur translucide et que le rideau de douche s'était ouvert. Ce n'est que lorsqu'elle vit l'expression d'effroi qu'affichait la femme qu'elle tourna la tête. Une silhouette ombragée se tenait à coté de la douche. Impossible de voir de qui il s'agissait, mais lorsque la personne leva le bras et que la pointe affûtée scintilla aux reflet de la lumière, Anke comprit la terreur de la dame. Brusquement, la personne déploya son bras et l'arme trancha la gorge de l'inconnue. Le sang gicla, éclaboussa la douche et recouvrit bientôt tout les murs d'une couleur cinabre.


La jeune fille reprit subitement conscience, le souffle coupé. Sa respiration cillait à chaque inspiration. Elle regarda autour d'elle. Les couleurs étaient revenues ainsi que les objets. Elle coupa l'eau et sortit rapidement de la douche. Les deux mains appuyées sur le rebord du lavabo, Anke observa son reflet dans le miroir. Devenait-elle folle?
Elle secoua nonchalamment la tête en soupirant et mit cela, encore une fois, sur le dos de la fatigue.

# Posté le dimanche 24 février 2008 15:06

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:58