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Chapitre Un

Chapitre Un
Alors voilà.. Premier chapitre.. Je tiens d'abord à vous dire que tout ceci est FICTIF. Weiden existe bel et bien, mais j'ignore si c'est un village ou non. Sur ce, bonne lecture!
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Les rayons chrysocales que projetaient le soleil se reflétaient contre la couleur nuit de la Buick Riviera décapotable que conduisait Amadäus Saëns. Assise à sa droite, sa petite fille Anke Saëns tout juste âgée de dix-sept ans, regardait défiler le paysage, un léger sourire aux lèvres. Ses longs cheveux bruns, presque noirs, ondulaient gracieusement au vent chaud du mois d'août. Comme fond sonore, un vieux western s'échappait des hauts parleurs.

Ayant perdu ses parents dans la tragédie du 11 septembre 2001, le grand-père de Anke l'éleva et une très grande complicité c'était installé entre eux. Six ans après le décès de ses parents, Anke décida qu'elle en avait assez de subir le regard emplie de charité des personnes l'entourant. Depuis ce malheureux événement, elle avait perdu contact avec ses amies, préférant rester seul pour ruminer ses idées noires. Seul son grand-père trouvait le moyen de lui tirer quelques mots, mais encore.

C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tout les deux sur les routes poussiéreuses allemandes, quittant la vie agitée de Berlin pour le petit village qu'est Weiden. Ils quittèrent bien vite l'autoroute pour emprunter les petits sentiers au milieu d'une épaisse forêt.
Les arbres bloquant les rayons du soleil, Amadäus s'arrêta au bord de la route pour remettre le toit. Anke en profita pour faire une petite retouche à son maquillage. Elle tourna le rétroviseur vers elle et essuya le peu de crayon noir qui avait coulé aux coins de ses yeux. Sa peau doré, héritage de ses origines espagnols, faisait parfaitement ressortir le bleu ciel de ses yeux légèrement en forme d'amande. Lorsqu'elle replaça correctement le rétroviseur, elle sursauta à la vu de son grand-père qui lui faisait une grimace à l'arrière de la voiture. Elle frappa doucement l'épaule de son grand-père en riant. Ils reprirent la route et Anke ne tarda pas à sombrer dans un sommeil sans rêve.

[ ... ]

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle eut le temps d'apercevoir une vieille planche de bois avec une inscription peinte à la main ressemblant vaguement à

Willkommen in Weiden.

« On est arrivés ?, demanda-t-elle pour s'assurer d'avoir bien lut.
_ Presque, dans quelques minutes on devrait arriver au village.»

Anke se redressa péniblement, sa mauvaise posture l'ayant quelque peu engourdie, puis s'étira de tout son long. Quelques minutes plus tard, les arbres commencèrent à être de moins en moins fréquent et bientôt, le toit d'une église apparut.

« Comme dans le bon vieux temps, s'exclama Amadäus.
_ Oui, tout est identique à mes souvenirs, rien n'a changé.»

Autrefois, le grand-père de Anke habitait ce village éloigné. Enfant, elle venait souvent lui rendre visite et à la mort de sa grand-mère il décida de venir s'installer en ville. Peu de temps après, un jeune délinquant mit le feu à la maison. Aujourd'hui il n'en reste plus rien, si ce n'est que quelques souvenirs.

« Dommage que ta maison ne soit plus là.»

L'aïeul affirma en hochant la tête.

Ils roulèrent tranquillement jusqu'à l'adresse de leur nouvelle demeure. Elle était un peu éloignée du centre du village, camouflée dans la forêt. Ils virent bien vite le petit sentier de terre battu menant à la maison. Les camions de déménagement étaient déjà là et les ouvriers avaient déjà commencés à entrer les meubles.

Amadäus sortit du véhicule et couru se renseigner auprès des déménageurs pour voir s'ils n'avaient pas besoin d'aide. Malgré ses soixante-douze ans, Amadäus restait un homme très en forme, amant courir le matin, la nourriture saine et la religion.
Anke, quant-à elle, sortit de la vieille décapotable et observa la maison. Elle était immense et toute en bois quelque peu défraîchis. Deux fenêtre en demi cercle s'ouvraient sur le grenier. Un frisson lui parcouru l'échine.

« On dirait la maison d'Amityville, marmonna-t-elle. »

Néanmoins, elle pris son sac et entra à l'intérieur. Un imposant escalier en bois recouvert d'une moquette rouge se dressait devant la porte d'entrée. Une petite table était situé juste à coté et un homme était entrain d'y brancher la ligne téléphonique. Elle monta directement à l'étage, évitant de justesse l'échelle qu'un homme essayait tant bien que mal de faire passer par l'escalier. Elle arriva dans un long couloir. Les murs étaient recouvert d'une tapisserie bourgogne, le plancher en bois légèrement craquelé à certain endroit et des chandeliers accrochés aux murs servaient d'éclairage. Elle continua jusqu'au bout du corridor où elle tourna et arriva face à un autre escalier. Elle s'appuya sur la rampe et s'étira le coup. Elle aperçut une porte en bois, fermer. Curieuse, elle monta et essaya d'ouvrir la porte. Rien à faire, elle était verrouillée. Elle fouilla dans les poches de son slim et en sortit une petite barrette.Comme toute ados, Anke à eu son petit moment de rébellion. Un clic résonna et elle tourna la poignée. Elle écarquilla les yeux.

« Mais qu'est-ce que ..»

# Posté le dimanche 24 février 2008 10:25

Modifié le mardi 10 juin 2008 21:43

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