« Retour au blog de x-noch-einmal-x

Chapitre Deux

Chapitre Deux
Elle s'avança timidement dans la pièce. Étrangement, aucun meuble n'avait été déplacés. Il y avait même encore des vêtements dans l'armoire. Elle ouvra les tiroirs du meuble placés devant les deux fenêtres en demi-cercles. Plusieurs feuilles y était encore présentes. Des partitions de musique, des dessins, des devoirs et même un petit cahier.

« Un journal intime !? »

Il était remplit. Une écriture simple, délicate presque enfantine. Elle le referma et le plaça là ou elle l'avait trouvé. Son regard se posa sur le lit. De forme ovale, il occupait un coin de la pièce. Les draps blanc étaient recouverts d'une fine pellicule de poussière. Elle s'affaira à retirer les draps lorsqu'un chat bondit sur le lit, la faisant sursauter. Elle trébucha sur son sac qu'elle avait au préalable déposée au sol et tomba sur les fesses. Le chat s'avança et la fixa. Ses yeux marron et son pelage noir, brillait au reflet du soleil.
Anke se releva à l'aide de ses mains et s'approcha du chat. Aucune médaille. Elle le caressa doucement, l'écoutant ronronner.

« Anke, tu veux bien venir m'aider?», cria son grand-père du bas de l'escalier.

Elle soupira et après avoir hésité quelque seconde, décida de laisser le chat dans la chambre. Elle trouva son grand-père dans sa nouvelle chambre, essayant en vain d'accrocher un tableau de la vierge Marie.

« Ah, te voilà. Où étais-tu ?, le questionna-t-il.
- Je cherchais une chambre où m'installer, répondit-elle en lui tendant le marteau.
- Tu as trouvée ?
- Oui, une pièce entre le premier étage et le grenier.
- Bien »

Ils passèrent le reste de l'après-midi à placer dans la maison divers objets, souvenirs. Au dessus du foyer du salon, un portrait de famille avait été accroché. Anke, ses parents et son petit frère y étaient représentés, souriant.
L'horloge grand-père qu'Amadäus affectionnait tant sonna douze fois. Anke s'étira et déposa un baiser sur le crâne dégarnis de son grand-père.

« Je vais aller prendre une douche, lui dit-elle en s'engageant vers l'escalier.
- Ne te couche pas trop tard.»

La salle de bain, Anke y avait passer l'après-midi à tout nettoyer. Elle avait même du avoir recours à ses notions de plomberie pour changer un tuyau défectueux. Lorsqu'elle avait ouvert le robinet du bain, un peu plus tôt dans la journée, de la vase s'en échappait, comme si personne ne se serait servis de l'eau pendant des années.
Maintenant, la salle de bain était nickel et Anke se détendait dans un bon bain moussant. Elle tira le rideau et plaça les oreillettes de son Mp3 dans ses oreilles, fermant les yeux et faisant bouger son pied qui reposait sur le bord du bain.

Malgré la musique rock qu'elle écoutait, la jeune adolescente cru entendre un bruit. Elle retira ses écouteurs et tira un peu le rideaux. La pharmacie au dessus de l'évier était ouverte et quelques bouteilles de plastique contenant certains médicaments à Amadäus étaient tombés. Elle s'étira le coup, regarda dans la pièce et haussa les épaules en refermant le rideau. Elle pris l'éponge qui était déposer sur le bord de la baignoire et déposa une noisette de gel douche dessus. Elle commença par la passer sur ses jambes, relaxant au son de l'eau qui clapote contre les parois du bain et respirant les douces effluves aromatisées que dégageait le gel. Elle commença à chantonner une berceuse que sa mère lui chantait souvent, étant enfant.
Une ombre passa derrière le rideau. Anke stoppa tout mouvement. Son sang se glaça et elle ne pût empêcher son corps de trembler.

Lentement, elle tira le rideau, découvrant.. une pièce vide. Elle se réinstalla dans la baignoire en soufflant.

« Probablement la fatigue», songea-t-elle.

Néanmoins, l'envie de prendre un bain lui était passer et elle ne tarda pas à en sortir. Elle replaça les médicaments de son grand-père et sortir dans le couloir, entourer d'une serviette préalablement chauffée grâce au radiateur. Elle s'arrêta devant la porte de la chambre d'Amadäus. Il était agenouillé devant une croix, tenant dans ses mains le chapelet que portait toujours Adelheid, sa défunte épouse. Elle sourit tristement et repris sa route vers le petit escalier menant à sa chambre. Plusieurs boîte de carton traînaient au sol, contenant ses effets personnels. D'autre, contenait les vêtements de la personnes habitant cette maison autrefois.

Couchée sur son lit, admirant les larges poutres de bois qui constituait son plafond, Anke cherchait désespérément le sommeil. Elle se tourna sur la droite, puis sur la gauche, sur le ventre et repris sa position initial. Elle tapota son oreiller, poussa ses draps avec ses pieds pour laisser l'air frais de la pièce envelopper son corps, la débarrassant de l'humidité étouffante. Rien n'y fit. Elle se redressa, enfila un boxer et un t-shirt, alluma sa lampe de chevet et commença à ranger ses vêtements dans l'armoire. Une demi-heure après, tout était rangé mais Morphée n'avait apparemment pas prévue de l'emmener avec elle cette nuit.

Elle descendit le long escalier, faiblement éclairé par les chandeliers incrustés aux murs et alla allumer la télé au salon. Elle changea de chaîne à maintes reprises, ne trouvant rien d'intéressant. Son regard se posa sur le piano trônant dans un coin de la pièce. L'envie d'en jouer lui tirailla le ventre mais elle se retint de peur de réveiller son grand-père.
Ce dernier lui rappela qu'il avait souvent des crises d'insomnies et qu'il n'était pas rare qu'il ait recourt à un cachet de somnifère. Elle monta donc à l'étage et une fois devant la porte de la salle de bain, hésita avant de l'ouvrir. Un frisson lui parcouru le dos et finalement, elle alla prendre le médicament. Elle ressortit de la pièce aussi vite qu'elle y était entrée et alla directement dans sa nouvelle chambre. Elle sursauta à la vue de la paire de yeux jaunes, brillant dans l'obscurité. Elle alla caresser le chat, se coucha et le pris pour le serrer contre elle. Il ronronna et cala sa petite tête dans le coup de Anke. Le médicament commençant à faire effet, les yeux de la jeune fille se fermèrent peut à peut et la dernière chose à laquelle elle pensa, était qu'elle était persuadé d'avoir laisser la lumière ouverte lorsqu'elle avait quitter la pièce.

Elle n'eut le temps d'apercevoir le corps caché dans l'ombre, couché sur une poutre entrain de l'observer.

# Posté le dimanche 24 février 2008 10:49

Modifié le mardi 10 juin 2008 21:50

« Article précédent : Chapitre Un

Article suivant : Chapitre Trois »