Chapitre Cinq

Chapitre Cinq
Le reste du mois se passa sans problèmes. Anke était soulagé de constater que tout cela était probablement sortit de son imagination.
Au salon, assise au piano, Anke laissait parcourir ses doigts sur les notes, le regard perdu à travers la fenêtre. Le mois de Septembre étant arriver, le petit boisé entourant la demeure des Saëns se dénudait peu à peu. Anke arrivait même à voir la route entre les arbres. Elle fit une pause, nota quelques notes sur une partition vierge qui reposait sur le couvercle du piano et soupira. Dieu que le temps était long dans ce village. La trotteuse de l'horloge grand-père émettait un tic-tac répétitif qui semblait narguer l'adolescente.

« Vas chier. »

Elle se leva et enfila ses chaussures ; remarquant un trou qui c'était formé sur le coté d'une de ses converse.

« Géniale ! »

Elle soupira une nouvelle fois avant de laisser un mot à son grand-père pour l'avertir de sa petite promenade. En refermant la porte, le vent froid la surpris. Un nouveau soupir s'échappa d'entre ses lèvres. Elle devrait retourner à l'étage chercher une veste.

[ ... ]

Dans le seul parc du village, assise au pied d'un grand saule pleureur, Anke se plaisait à remémorer son enfance. Chaque week-end, elle et ses parents venait ici rendre visite à ses grands-parents et à chaque fois, Amadäus l'emmenait ici. Elle passait ses journée sur la balançoire- présentement occupé par la petite Ottilie qu'elle avait rencontré plus tôt cette semaine. Elle sortit de son sac un grand cahier à demi remplis et une petite boîte rectangulaire en carton contenant plusieurs bout de fusain. Elle fit de grands trait noir sur la feuille blanche et bien vite, tout cela se transforma en un décor maussade. Depuis la mort de ses parents, l'adolescente n'avait jamais réussis à retrouver cette gaieté qu'avant l'habitait. Lorsqu'une personne que l'on aime meurt, une partie de nous s'envole avec elle. Bien que son grand-père remue mers et ciels pour lui donner tout l'amour parental qu'elle ne recevra jamais, cela ne comble en rien le vide qui c'est créé dans le c½ur d'Anke.

Ce n'est que quelques heures plus tard que ses membres transis la ramèrent à la réalité. Elle remonta la fermeture de sa veste et rangea son cahier dans son sac. Se relevant péniblement, elle passa la bandoulière de son sac et prit le chemin vers la sortit. En passant devant la balançoire maintenant vacante, elle hésita, puis céda à l'envie de s'y installer. Elle laissa tomber lourdement son sac dans le sable froid et s'assit sur le bout de bois, tenant fermement les chaînes dans ses mains. Elle se donna un élan et en quelques secondes, se retrouva dans la peau de cette petite fille de cinq ans, riant à gorge déployer sous les poussés de son grand-père. Elle regarda les nuages s'approcher et s'éloigner au fil de ses montés et descentes. Lorsqu'elle était petite, une fois elle avait essayé de les attraper, ce qu'y lui avait valu quelques bleus. Elle ri légèrement à ce souvenir. Elle baissa les yeux et aperçue un garçon assit sur un banc, la regarda. Un sourire étirait ses lèvres. Visiblement, le sourire stupide qu'affichait Anke le faisait rire. Elle freina et débarqua de la balançoire. Le jeune homme lui fit un signe de tête et simplement par politesse, elle le lui rendit. Timidement, elle s'avança jusqu'à lui. Ses cheveux mi longs châtain virevoltait gracieusement sous les rafales de vents. Ses yeux bruns étaient remplis de malice et son sourire contagieux.

« Bonjour, dit-il.
- Salut.
- Je présume que tu es Anke Saëns ?
- Comment le sais-tu?
- Ce n'est pas tout les jours qu'il y a de nouveaux arrivant à Weiden. Après tout, il n'y a qu'une seule route qui traverse le village et la majorité des personnes qui l'emprunte ne prennent même pas le temps de regarder.
- Normale.
- Pardon ?
- Enfin, votre village.. il est banale. Je veux dire, il n'y a rien d'extraordinaire ici. Un village normale quoi..
- Peut-être pas autant que tu ne le crois, murmura-t-il.
- Quoi?
- Non rien. Au fait, je m'appelle Georg Listing.
- Contente de te connaître.
- Alors, où habites-tu?
- La maison dans le boisé, un peu à l'écart du village. Je sais pas si tu vois où c'est. »

Le visage de Georg blêmis, ce qui n'échappa pas à Anke. Le garçon qui semblait si sure de lui, semblait maintenant inquiet, limite s'il ne tremblait pas.

« Tout va bien ?, demanda Anke en posant sa main sur l'épaule du jeune garçon.
- Oui, oui. Je, je dois y aller.. À une prochaine fois, peut-être. »

Georg se releva précipitamment mais au moment ou il allait faire un pas, de longs doigts fin entourèrent son poignet. Il se retourna dans l'intention de demander à l'adolescente de le lâcher, mais le regard d'Anke l'en dissuada. Il soupira et se rassit.

« Explique moi pourquoi tout le monde réagis bizarrement lorsqu'ils apprennent que j'habite cette maison.
- Écoute, si tu ne le sais pas, c'est probablement mieux comme ça et..
- Je veux s'avoir et j'en ai le droit. S'il te plaît Georg, dit le moi. »

Le garçon soupira. Déballer toute cette histoire ne l'enchantait pas. Avec tout les efforts qu'il avait dut faire pour oublier, il n'était pas sur que remettre ça sur le tapis soit des plus approprié. Devant les yeux suppliants de la jeune fille, il se dit néanmoins qu'elle devait s'avoir la vérité. Il ouvrit la bouche mais avant qu'un son en sorte, un cris retenti au loin.

« Georg ! J'ai besoin de ton aide ! Dépêche-toi !, hurla un homme devant une boutique.
- Je.. c'est mon père. Il est horticulteur et je l'aide à s'occuper de toute les plantes.. Écoute. Reviens me voir, je suis toujours là. »

Sans laisser le temps à Anke de répondre, il se leva et partit en quatrième vitesse. Elle se leva et replaça une mèche de cheveux qui lui barrait la vue. Elle plaça son sac sur ses épaules et partit vers l'église, situer au centre du village.
Arriver devant les grilles, Anke resta longuement devant à admirer cette bâtisse imposante aux allures gothique. Elle poussa légèrement sur les barreaux, juste assez pour pouvoir entrer, et s'engagea sur le sentier border de fleurs. Elle contourna l'église pour se rendre dans la cours arrière, le cimetière. C'est une autre des raisons pour lesquelles Anke et son grand-père son revenus ici. Sa mère et son père avait grandis dans ce village et avait été enterrés ici. Du moins, deux pierres tombales ont été érigés en leurs noms, mais leurs cercueils ainsi que celui de son défunt petit frère demeurent vides. Après plusieurs minutes de recherches, elle trouva enfin le lieu où ils reposent depuis sept ans. Elle s'assit au milieu des feuilles orangés et observa la tombe ou leurs trois photos étaient incrustés dans la pierre. Elle retraça du bout des doigts les inscriptions et laissa une larme couler. Tout sa pour un concours de gymnastique. Ses parents avait pris l'avion à Chicago et n'avait malheureusement jamais atteint leurs destination. Elle resta quelques minutes à leurs parler puis se releva et pris la route vers sa maison.

Lorsqu'elle entra dans la maison, elle soupira d'aise en sentant la chaleur ambiante réchauffer son corps geler.

« Grand-père! Je suis rentrée !, cria-t-elle en retirant ses chaussures et sa veste.
- Je suis au salon. »

Elle alla directement le rejoindre. En entrant, le portrait de famille accrocher au dessus du foyer lui fit un pincement au c½ur, mais elle détourna bien vite son attention pour se concentrer sur se que son grand-père lui disait.

« Je commande de la pizza ce soir, ça te va ? »

Anke fut d'abord surprise d'apprendre qu'ils livraient de la pizza dans ce bled, puis approuva d'un signe de tête.

« Tu n'a qu'à commander. Je vais aller me changer pendant ce temps. »

[ ... ]

Anke respira longuement l'odeur de la grande veste qu'elle venait d'enfiler. Elle appartenait à son grand-père, mais celui-ci ne dirait rien. Elle passa un petit shorty noir et mit des bas de laine de la même couleurs pour éviter d'attraper froid. Elle s'assit sur le rebord de sa fenêtre et regarda le paysage. Le ciel s'assombrissait de plus en plus et la lune se levait tranquillement. Au loin, le clocher de l'église dépassait de la cime des arbres et Anke observa les cloches danser. Un puissant rayon de lumière l'aveugla et elle plissa les yeux en grognant. Une Ford Fiesta blanche au portières rouillés descendit l'allée pour se garer devant la maison. D'où elle était assise, Anke ne voyait que de profil, mais c'était suffisant pour voir l'homme hésiter avant d'aller sonner à la porte.
Elle se leva et descendit les escaliers. Le livreur semblait exaspéré du temps que mettait Amadäus pour prendre l'argent. Il regardait partout avec, semble-t-il, la seule pensée de quitté ses lieux.

« Laisse, grand-père. Je m'en occupe.
- Merci ma puce. »

Anke tandis un billet de vingt au livreur qui sembla la remercier du regard et déguerpis en moins de temps qui faut pour le dire.

« Putain, mais y en à marre ! »

Elle ferma brusquement la porte et rejoins son grand-père dans la cuisine. L'odeur alléchante de la pizza lui redonna la bonne humeur et elle discuta en souriant avec son grand-père.

# Posté le dimanche 24 février 2008 16:40

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:56

Chapitre Six

Chapitre Six
La nuit était tombé, la lune brillait haut dans le ciel, entouré de milles étoiles. Anke, toujours à sa fenêtre, dessinait différents arabesques dans son cahier. Son portable sonnait, mais l'effort de se lever et de l'éteindre lui semblait impossible. L'eau du lac était calme, le reflet de la lune y dansait. Quelques ados fêtait sur les rives, une bière à la main et une clope dans l'autre, tournoyant autour d'un feu. Ils devaient avoir la vingtaine, pas plus. L'adolescente ouvrit sa fenêtre et quelques accords de guitares retentirent jusqu'à ses oreilles. Elle sourit. Les souvenirs de soirées au lac lui revinrent en mémoire. Au début de son adolescence, elle passait presque toute ses soirées à boire, chanter, nager et rigoler avec ses amis. Amis qui, aux fils des années ont complètement sortit de sa vie. Certains ayant déménager, d'autre restreint leurs cercle d'amis pour les ajuster à leurs nouvelles personnalités. Anke c'est bien vite retrouvée seule. Enfin seule.. Il lui restait bien deux amies, deux s½urs ayant déménager aux Amériques. Leurs seul moyen de communication était les messages qu'ils s'envoyaient via Internet.

Elle s'étira le coup et remarqua que la rive de son coté était déserte. L'envie d'aller faire quelques longueurs lui tirailla le ventre et, cédant à cette envie, elle enfila son maillots et ne mit qu'un long chandail à manche longue rayé noir et blanc qui lui arriva à la mi-cuisse. En sortant dehors, un vent frais vint la faire frissonner.
Rendue au lac, elle retira ses convers et mit doucement un pied à l'eau. Elle était glaciale, exactement comme elle l'aimait. Elle retira son chandail et plongea dans le lac. Elle adorait cette sensation. L'eau glaçait chaque parti de son corps, donnant l'impression que des milliards de couteaux lui transperçait la chair. Elle qui avait si souvent l'impression que de n'être qu'un corps en mouvement, d'être morte à l'intérieur, cette sensation quasi mortelle lui montrait qu'elle était bien là, vivante.

Bien sur, elle ne restait jamais très longtemps et ne s'éloignait jamais du bord. Son grand-père la détestait d'ailleurs pour cela. Il ne comptait plus le nombre de fois ou il avait senti son c½ur le lâcher lorsqu'elle plongeait dans l'eau gelée. Après une minute ou deux, elle ressortit et se camoufla dans son chandail. Des pas derrière elle la firent sursauté. Georg approchait vers elle, en compagnie de deux garçon. À la pénombre, Anke ne distinguait pas leurs visages.

« T'es malade ?!, Cria-t-il. L'eau est gelée!
- J'ai toujours aimée me baigner dans ces conditions, cherche pas.
- Tu devrais rentrer, tu va attraper froid.
- Oui, j'y vais. Merci.
- Au fait, tu n'a qu'a passer demain, ca te va ?
- Oui, merci encore.
- C'est normale. »

En revenant sur ses pas, Anke croisa les deux amis de Georg. L'un avait les cheveux blonds, camouflés sous une casquette et était assez grand. L'autre, par contre, avait la peau légèrement bronzé et les cheveux noir. Par les traits de son visage, Anke perçu immédiatement qu'il n'était pas allemand. Il ressemblait plutôt à un musulman. L'adolescente frissonna de dégoût lorsqu'elle le vit. Elle passa à coté de lui, sans un regard et le bousculant. Il l'insulta mais elle ne broncha pas.


[ ... ]

Minuit vingt. Anke faisait les cents pas dans sa chambre, Morphée ayant visiblement oubliée de passer la voir pour ce soir. Elle soupira et monta au grenier. L'espace avait été vidé, sauf le coffre qu'Anke avait trouver et quelques meubles. Elle tira le coffret vers le centre de la pièce et s'assit devant. Elle n'avait jamais essayer de l'ouvrir et ce soir, la curiosité prenait le dessus. Elle observa la serrure, cherchant un moyen de la crocheter. Ce n'était pas le même type auquel elle était habitué, mais si les films disaient vrai, alors ce serait facile de l'ouvrir.

Elle alla chercher deux tiges de fer, l'une étant courbé à quatre-vingt-dix degré. Elle les inséra dans le fermoir et les bougea jusqu'à ce qu'elle entende un déclic. La lumière suspendue au plafond diminua d'intensité et un coup de vent, si puissant, ouvrit les fenêtres. Anke resta inédite un moment, son regard allant du coffre à la fenêtre. Elle se leva brusquement et referma la lucarne.

« On se fou de ma gueule, c'est pas possible.. soupira-t-elle. »

Elle s'agenouilla à nouveaux devant le coffre et ouvrit le couvercle. Le coffre était remplis d'un amas de feuilles souillées par diverse esquisses ou bribe de phrases. L'adolescente reconnu aussi plusieurs passage des ½uvre de Nietzsche, Baudelaire, Höderlin et quelques autres. Anke, qui à longtemps étudié la philosophie, était étonné de constaté que quelqu'un d'autre si intéressait aussi.

« L'homme à besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il y a de meilleur »

Elle sourit face à ses quelques lignes. Nietzsche était de loin son philosophe favori, malgré l'opinion dégradante qu'il avait de la femme. Néanmoins, son sourire disparue rapidement. En retirant les feuilles sur le dessus, Anke aperçut bien rapidement un petit paquet, quelque chose d'enveloppé dans un morceaux de tissus noire. Elle le pris et sursauta lorsqu'elle sentit la texture visqueuse sous ses doigts. Elle déballa précautionneusement l'objet et lâcha un cris d'effroi lorsqu'elle aperçut le c½ur humain reposant dans sa main.

# Posté le mardi 26 février 2008 20:10

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:55

Chapitre Sept

Chapitre Sept
Les gyrophares diffusaient leurs lumières saccadés et les sirènes remplacèrent le silence nocturne par leurs cris stridents. Une foule de curieux s'amassaient derrières les banderoles jaunes de sécurités, observant avec attention le moindre mouvement des policiers.
Anke, recouverte d'une jetée, était assise sur le canapé du salon. Amadäus passait affectueusement sa main dans le dos de l'adolescente, essayant vainement de calmé les tremblement de celle-ci. En face, d'eux, un policier relisait pour la énième fois les notes dans son carnet à reliure de cuir noir. Son épaisse moustache noir, légèrement parsemée de filaments argentés lui donnait l'aire d'un policier dans les séries policières américaine qu'Anke et son grand-père avait l'habitude de regardés le vendredi soir.

« Dis-moi, tu pourrais me répété exactement ce qu'il sait passé là-haut ?», demanda-t-il en appuyant la mine charbonneuse de son crayon sur la page vierge, prêt à écrire le moindre son qui sortirait de la bouche de la jeune fille, tel un journaliste s'abreuvant des dires de tels ou tels star à la recherche d'un quel conque scoop.

Anke observa l'inspecteur. Son crâne luisait sous l'éclairage –pourtant faible- de la pièce et les quelques cheveux, qui lui restaient était ramenés vers le centre, essayant probablement de caché un début de calvitie. Son regard dévia vers l'uniforme de ce dernier. « Anderson » était écris sur son insigne. Un américain. Voilà ce qui expliquait son fort accent. Anke soupira et répéta pour la dixième fois la même histoire.

« Et au cours des derniers jours, rien d'anormale n'est survenu ? Personne de louche ne traînait dans le coins ? »

Anke failli parler des ombres étranges ou des visions dont elle était victime, mais se ravisa au dernier moment. Son grand-père hocha négativement de la tête.

« Des jeunes fêtes souvent de l'autre coté de la rive, mais personne ne s'aventure proche de la maison. De toute façon, l'un de nous deux est toujours présent, marmonna Amadäus, exaspéré des questions puérile de l'enquêteur. Après tout, s'il avait aperçut quelque chose d'anormale, il lui en aurait fait part dès le début.

Anderson allait répliquer lorsqu'un de ses confrère, un petit blondinet dans la début vingtaine, le coupa en s'excusant.

« M. Hoffman aimerait vous parlez »

L'agent Anderson hocha de la tête et se leva en s'excusant. Il s'avança jusqu'à l'encadrement et s'arrêta en face d'un quinquagénaire. Probablement son supérieur, songea Anke. L'officier moustachu se retourna, une lueur de surprise dans les yeux et dévisagea son supérieur. Il retourna auprès des deux espagnols.

« Bon, nous avons assez abusé de votre patience pour ce soir. Nous vous contacterons si nous avons besoins d'autre renseignements. »

Toute l'équipe présente dans la maison disparus en quelques minutes, laissant Amadäus et Anke complètement choqués de la situation.

« C'est tout ?! Ils nous laissent ici ?!, s'offusqua l'adolescente.
- J'ai entendu un bout de conversation entre deux agents, il semblerait que le c½ur soit la depuis un certain temps, donc ils en déduisent que nous n'avons rien à craindre, enfin je crois. »

Anke regarda l'aïeul avec de grands yeux.

« .. Mais si tu veux, on va prendre une chambre au motel du village, termina Amadäus. »

La jeune fille soupira et secoua négativement la tête. À quoi bon ! Si le c½ur était la avant leurs arrivés, il n'y avait aucun risque à rester ici. Et puis, la maison, la cours arrière et le boisé avait été passés au peigne fin par les policiers. Rien d'anormal n'avait été signalé. Toutefois, le regard qu'elle lança à Amadäus fit sourire ce dernier.

« Aller, va te mettre en pyjama et vient me rejoindre, lui dit-il en rigolant. »

Anke lui sourit, reconnaissante et monta dans sa chambre enfiler un pantalon de coton et un vieux t-shirt du groupe Metalica. Elle ouvrit doucement la porte de la chambre de son grand-père et, à pas feutré, se dirigea vers son lit. Elle se coucha et déposa sa tête contre la poitrine de l'aîné, écoutant les battements réguliers de son c½ur, se qui l'apaisa et l'envoya au pays des rêves en quelques minutes.








* J'ignore s'il y aura une publication la semaine prochaine.. J'dois avouer que je suis bloquer depuis plus de deux semaine sur la même phrase et rien ne sort.

De toute façon, les cours finissent d'ici deux ou trois semaines et j'aurais alors, emplement le temps d'écrire durant les vancances d'été ! *




/!\

Hey!
Alors, tout d'abord, j'suis désolé de ce que je vais dire, mais je met cette fiction en suspend quelques semaines. Le chapitre huit sera posté soit le 19 ou le 20 juin, dépendant de l'horraire des examen.

Encore désolé.

m'z

# Posté le mardi 26 février 2008 20:25

Modifié le jeudi 05 juin 2008 23:53

Chapitre Huit

Chapitre Huit
Le lendemain matin, le chant des oiseaux saisonniers tirèrent l'adolescente de son sommeil agité. D'étranges rêves l'avait tourmenté tout au long de la nuit. Entre autre, le rêve de la femme ensanglantée au sourire carnassier à laquelle elle avait rêvée quelques semaines plutôt était revenu. Le réveil de son grand-père indiquait huit heure trente. Anke poussa les draps à l'aide de ses pieds et monta dans sa chambre enfiler un bas de jogging ainsi qu'un chandail couvert d'une veste. Anke voulait profiter du peu de temps qu'il lui restait avant l'arriver de la neige pour aller courir un peu. Et puis, cela la ferait patienter jusqu'en début d'après-midi, l'heure à laquelle elle avait prévue d'aller rencontrer Georg. En marchant vers la porte, son grand-père l'interpella de la cuisine.

« Je vais simplement courir un peu grand-père, ça fait longtemps.
- Tu es sure que tout va bien ? Avec l'épisode d'hier, si tu veux parler je suis là.
- Je sais, mais ça n'est pas nécessaire. Tu sais, étrangement cela ne m'affecte pas plus que sa.
- Tu es certaine ?
- Oui.. C'est juste le faire de l'avoir découvert qui ma un peu secouée, mais sinon les policiers nous ont dit que nous n'avions rien à craindre alors..»

Amadäus sourit, et salua sa petite-fille. Anke sortit et commença à courir le long de la route abîmée. Elle ne rentra que quelques heures après, les jambes engourdis et les poumons en feux.

[ ... ]

Elle prit rapidement sa douche et en sortit en s'enroulant dans une serviette préalablement chauffée à l'aide du radiateur. Elle se dirigea vers le miroir et du revers de la main, essuya la buée qui s'était formée sur la glace. Elle sursauta lorsqu'elle vit l'ombre d'une personne, perché sur une branche entrain de la fixer par la fenêtre. Elle se retourna et avança avec crainte jusqu'à la fenêtre, qu'elle ouvrit. De cette proximité, Anke ne voyait qu'une masse ombragée.

« Qui es-tu ?, demanda-t-elle.
- L'homme à besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il y a de meilleur. »

Les yeux de la jeune fille se plissèrent sous l'incompréhension puis s'agrandirent.

« Comment..
- Tu es la prochaine.
- Quoi? De quoi parles-tu?
- Tu le découvriras bien assez tôt. »

Il sauta et disparut sur le toit. Anke resta stoïque quelques minutes avant de refermer la fenêtre, l'air frais du mois de septembre contrastant avec sa chaleur corporelle l'avait fait violemment frissonné. Elle retourna au comptoir et observa son reflet dans le miroir. Qu'avait-il voulu dire ? Devait-elle s'inquiéter? Si, bien sur. Quelle question. Elle brancha son sèche-cheveux, ayant toujours les mots troublant qu'avait prononcé l'inconnu.

[ ... ]

Le ciel était nuageux et le vent frais faisait danser les branches des arbres. Anke, après s'être vêtu adéquatement, sortit de sa maison en direction du village. Elle marcha jusqu'au parc et repéra assez vite la petite boutique de M.Listing. Elle entra et les douces effluves florales ainsi que la chaleur enfermée dans la pièce la firent soupirer de bien être. Elle se promena dans différant rayon, admirant les bouquets déjà assemblés. Parfois, elle s'arrêtait pour humer leurs doux parfums. Lorsqu'elle aperçus les lys, elle resta devant, les caressants du bout des doigts. C'était la fleur préféré de sa mère et celle-ci en mettait partout dans la maison, autrefois.

« Je vois que je ne suis pas le seul à aimer les lys, rigola une voix derrière elle.»

Anke se retourna et un homme dans la cinquantaine s'approcha. À en voir ses traits, il ne fit aucun doute du lien de parenté entre Georg et cet homme. Anke lui souris et contempla à nouveau la fleur.

« J'ai les ai toujours adorés.

L'homme s'approcha de l'adolescente et retira une lys du pot.

- Tiens! Je te l'offre!
- Merci beaucoup M.Listing»

L'homme lui sourit gentiment. Il plaça le bout de la tige dans une petite éprouvette remplis à moitié d'eau et la lui tendit.

« Georg t'attend en haut. Tu n'a qu'à ouvrir la porte au fond du couloir et t'y voilà !
- Merci beaucoup. »

Elle suivi les directives du fleuriste et monta les marches grinçantes qui menaient à l'étage. Elle frappa trois coups à la porte et entendit des bruits de pas derrière. Finalement, un Georg tout souriant lui ouvrit. Il baissa les yeux sur la fleur qu'elle tenait entre ses mains et souffla d'exaspération.

« Mon père et ses fleurs ! »

Anke rigola, vite suivi par Georg. Il se poussa et l'invita à entrer. Il rangea le manteau et le foulard d'Anke dans l'armoire et lui fit signe de le suivre d'un signe de tête. Ils s'arrêtèrent dans une petite cuisine très jolie. Elle s'assit à table et il lui offris à boire.

« Café ? Thé ?
- Thé, s'il te plais.

Il mit la bouilloire sur le feu et s'assit en face de la jeune fille.

« Je.. j'ai appris ce qu'il c'est passé cette nuit. Je suis désolé, j'espère que tu vas bien.
- Si se n'était pas le cas, je ne serais pas la devant toi, rigola-t-elle. Mais je te remercie de t'inquiéter.
- N'empêche que cela à vraiment ébranlé le village.
- J'imagine. Ça ne doit pas être tout les jours qu'un c½ur humain est découvert dans une maison du village.
- ...
- C'est.. c'est bien la première fois, non ? »

Le sifflement de la bouilloire les fit sursauter. Georg se leva et éteignis le feux pour ensuite verser l'eau dans deux tasses très jolies faites à la main. Il mit deux sachet à la vanille et laissa infuser. En déposant la tasse devant Anke, Georg vit le regard paniqué de la jeune fille et eu soudainement l'envie de la prendre dans ses bras pour la sécurisé, mais se retint. Il se contenta de soupirer et de reprendre sa place.

« C'est déjà arriver il y a six ans, finit-il par avouer. »

Anke déposa sa tête entre ses mains en soupirant.

« Tu peux me raconter ce qu'il c'est passer ? Enfin, la vrai histoire ?
- La vrai histoire, personne ne la connais. Je veux dire, tout le monde connais la fin, mais pas le début de l'histoire, ni le pourquoi du comment.
- Raconte-moi ce que tu sais, cela devrais me suffire.
- Et bien, comme je te l'ai dit, c'était il y a six ans. Une famille vivait à Weiden, la famille Kaulitz. Deux parents et trois enfants, dont deux jumeaux. Bill et Tom. Leurs parents étaient très appréciés dans le village, ainsi que dans les grandes villes. Le père était médecin, un des meilleurs. Il avait constamment des offres d'emplois, tous plus payant les unes que les autres, mais il préférait rester ici, à Weiden. La mère, elle, était professeur. Elle enseignait à l'école, juste un peu plus haut sur la rue principale. Bref, une famille paisible, aimante. Bill, Tom et leurs petit frère Ulrich, de deux ans leurs cadets, étaient mes amis. Des jeunes normales, qui aimaient s'amuser. Jamais personne n'aurait pu penser qu'un tel drame se produirait..»

Georg fit une pause dans son récit. Il prit sa tasse et la porta à ses lèvres. La douce odeur de la vanille le détendit quelque peu. Anke, qui avait tout écouté avec attention, était encore suspendue à ses lèvres et attendait impatiemment la suite. Il se leva et invita l'adolescente à le suivre. Il s'engagea dans le corridor et ouvrit la deuxième porte sur la droite. Une pièce décoré avec goût s'étendit devant Anke. Les murs était blancs et recouvert de posters de différents groupes rock tandis que les accessoires ressortait par leurs couleurs nuit. Un lit occupait le mur à gauche alors que son opposé était camouflé sous une imposante bibliothèque bien garnis. Un bureau était placé devant la fenêtre et un ordinateur l'occupait. Sûrement sa chambre, songea-t-elle.

Il s'avança vers sa bibliothèque et sembla chercher quelque chose. Pendant ce temps, Anke regarda les divers photos et objets qui trônait sur le bureau et les tablettes. Une photo de Georg lors de la remise de son diplôme la fit sourire. Il était accompagné d'un garçon un peu plus petit que lui, aux cheveux cours et blond.

« Qui est le garçon avec toi sur cette photo ?, demanda-t-elle timidement. Georg se retourna et dit après un bref regard :
- Gustav, mon meilleur amis. Il est partit étudier en psychiatrie à Hambourg. Il était également l'amis des trois garçons dont je t'ai parlé tantôt. Je crois que c'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle il étudie cette matière.
- Dit, je ne voudrais pas être impolie, mais j'aimerais bien que tu termine l'histoire.., dit-elle en baissant les yeux. Georg la regarda en souriant.
- Oui, bien sur. Je cherchais les journaux qui parlaient de cette histoire. Et je viens de les trouver ! cria-t-il victorieusement en tirant un dossier couvert de poussière. »

Il s'assit en tailleur sur son lit et tapota le matelas à coté de lui. Anke retira ses chaussure et s'installa de la même façon. Elle observa tout les gestes du jeune homme. Ses lèvres pincées, son regard mélancolique, les gestes minutieux qu'il faisait pour ouvrir la chemise, ses doigts légèrement écorchés -probablement du aux guitares accrochées au mur, qui prennent les feuilles de journaux. Ça ne semblait pas facile pour lui de se remémorer tout ses souvenirs. L'espace d'un instant, Anke voulu lui dire d'arrêter, mais Georg lui tendit les exemplaires des journaux locaux, quelques peu jaunis par le temps. Plusieurs titres en caractères gras attirèrent son attention.

« TRAGÉDIE À WEIDEN. »
« KAULITZ, INTERNER À HAMBOURG »
« FUNÉRAILLE DE LA FAMILLE KAULIZ, CE DIMANCHE »

Elle parcouru rapidement quelques lignes ici et là chaque articles, remarquant le mot « meurtre » à répétition dans chacun d'eux.

« Peu après leurs douzièmes anniversaire, Bill à commencé à changer. Il était de plus en plus distant et discret. Il s'enfermait sur lui-même et passait ses journées dans sa chambre à lire les livres de philosophies de sa mère ou à écrire des textes bizarres sans aucuns sens plausible. Tom ne comprenait rien. Lui et son jumeaux avaient toujours été inséparables et se disaient tout. Mais la, Bill ne lui adressait plus un mot, ne jouait plus avec lui. Les rares fois ou Tom le voyait, c'était quand il sortait de sa chambre pour aller prendre sa douche ou manger un truc dans la cuisine. Ses parents ne comprenaient pas plus se changement aussi soudain et ont mit sa sur le dos de la pré-adolescence. Tom passait ces nuits devant la porte de la chambre de son frère à lui parler. Ulrich aussi...sans résultat..Et un jour, après les deux semaines de vacance de Noël ou je ne les avaient pas vu ; j'était partit chez mes grands-parents, lorsque je les attendaient en avant de les grilles principales de l'école, ils ne sont pas venus. J'ai prétendus qu'ils avaient réussis à coincer Bill dans un coins pour lui parler, ou bien ils étaient malades. Avec eux, ce n'était jamais deux sans trois! Alors je ne me suis pas inquiété. Le jours d'après, ils n'étaient pas là et j'avais entendu une conversation entre le pharmacien lorsqu'il était venu chercher son bouquet de marguerite hebdomadaire pour sa femme. Il disait que Jörg, leurs père, n'était pas venu travailler et moi, j'avais remarquer l'absence de Simone, leurs mère, à l'école. Le troisième jours sans nouvelles, j'en ai parler à Gustav, qui était également un très bon amis des Kaulitz. Nous avons décidé d'allez les voirs. Rendus à leur maison, on a constatés que leurs boîtes aux lettres n'avait pas été vidé et que dans la neige qui recouvraient le sentier qui menaient à leurs maison, aucune trace de pneu se dessinaient, ce qui indiquaient qu'il n'y avait eu aucune entrée ou sortit. Dès là, Gustav et moi s'avions que quelque chose ne tournait pas rond. En prenant l'anneaux glacé du heurtoir en tête de lion pour frappé à la porte, celle-ci c'est ouverte seule. Nous sommes entrés. »

# Posté le lundi 03 mars 2008 11:23

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:55

Chapitre Neuf

Chapitre Neuf
/ ! \ ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR / ! \ .. même si tant qu'à moi faut vraiment être sensible pour avoir un malaise en lisant quelques lignes.. m'enfin.


En prenant l'anneaux glacée du heurtoir en tête de lion pour frappé à la porte, celle-ci c'est ouverte seule. Nous sommes entrés.

[ Flash Back ]

Les yeux du jeune Georg s'agrandirent lorsqu'il vit tout les meubles renversés. Des feuilles jonchaient partout sur le sol, les lampes étaient éclatés, les tableaux déchirés et des traces de sang recouvraient le verre brisé. On aurait dit qu'un ouragan avait dévasté le manoir Kaulitz. Gustav et lui avancèrent jusqu'à la cuisine. Le petit blond du mettre sa main devant sa bouche et tourner la tête pour s'empêcher de faire remonter le petit déjeuner copieux qu'il avait pris un peu plus tôt ce matin. Le brun, quant à lui, resta bloquer. Il n'en croyait pas ses yeux. Même dans les films d'horreur qu'il aimait tant regarder avec ses amis, il n'avait jamais rien vu d'aussi violent, d'aussi sadique. Sur le comptoir centrale reposait le corps, où moins ce qu'il en restait, de Jörg Kaulitz. Il avait été démembré, ses quatre membres ayant étés éparpiller un peu partout dans la pièce. Ses yeux avait été sortit de leurs orbites et pendait au bout de leurs nerfs optiques. Sa langue avait été arraché et une quantité phénoménale de sang sécher était répandu sur le menton et le torse du médecin. Par sa nudité, les garçons remarquèrent qu'il lui manquait également ses organes reproducteurs, ce qui fit tourner de l'½il au blond. Georg le déposa contre le mur, juste à coté de la porte d'entrer, loin de cette vision d'horreur. Lorsqu'il tourna la tête, il vit la porte qui menait au sous-sol ouverte. Avec ce qui lui sembla être un effort surhumain, il descendit les marches en bois et tira sur la chaînette pour ouvrir la lumière. Une odeur de putréfaction lui leva le c½ur. Les murs était recouvert de sang. Il marcha jusqu'au fond de la pièce et s'effondra en larme en découvrant le petit corps mutilé et éventré d'Ulrich. Sa tête avait été coupé, mais n'était nul part dans la pièce. Ses mains était attaché avec de longue chaîne retenue par deux anneaux en acier encastrés dans le mur. Des traces d'ongles étaient visibles sur le sol et les murs.

Une petite main potelée le dira doucement vers l'arrière, et il se retrouva bien vite à tremper de ses larmes le chandail du petit Gustav qui s'était remis de ses émotions. Il le traîna au salon et l'assis sur le sofa. Georg renifla et essaya de parler, interrompus par quelques sanglots.

« Qu'est-ce qui c'est passer ici, merde!, finit-il par articuler.
- J'en sais rien Georg, mais je sais une chose. On devrait appelé la police et partir d'ici. J'en ai assez vu.
- Attend, on ne sait même pas où son Bill, Tom et Simone!
- Si tu veux mon avis, ils sont dans le même était que Jörg et Ulrich. Georg, je ne veux pas voir se carnage. La police s'en occupera. Ça va juste te faire encore plus de mal. »

Le brun accepta. Après tout, pourquoi en rajouter. Il se releva difficilement et s'apprêta à ouvrir la porte d'entrée lorsqu'un bruit sourd parvint de l'étage. Georg et Gustav se regardèrent, apeuré. Le brun s'avança vers l'escalier, mais le blond le retint.

« Et si c'était leurs assassins qui était encore en haut ?
- Et si nous pouvions empêcher un de nos amis de mourir ? »

Cette phrase frappa Gustav de plein fouet et il s'élança dans l'escalier, vite imiter par Georg. Ils ouvrirent la première porte, la salle de bain. Là, ce n'était pas que quelque traces de sang qui recouvraient les murs et le sol. S'il n'y aurais pas eu cette odeur fétide, on aurait cru que les murs avaient étés peinturer en rouge et qu'une moquette de la même couleurs recouvrait le sol. Le sang coula jusqu'à leurs chaussures, les faisant grimacer. Ils avancèrent jusqu'à la douche et tirèrent d'un coup le rideau opaque. Ils fermèrent les yeux aux même moment. Le corps de Simone gisait dans le fond de la cabine. Elle avait la gorge tranché, presque décapité. Il sortirent aussi vite qu'il purent dans la salle de bain, une main devant la bouche et les yeux brouillés par leurs larmes. Ils voulurent redescendre, incertain de pouvoir tolérer une autre découverte de se genre, mais un bruit retentit à nouveau. Il venait de la pièce du fond, celle qui mène à la chambre lié au grenier. Autrement dit, la chambre de Bill et Tom. Il coururent à cette porte rapidement, espérant que leurs amis soit toujours en vie et qu'ils puissent enfin sortirent de cet abattoir. L'escalier qui mène à la chambre de Bill ne leurs à jamais semblé aussi long. La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre. La première chose qu'ils virent fut Kasimir, leurs chat, suspendu par la queue, sa fourrure arraché jusqu'à la moitié de son ventre et le sang s'égouttant sur le sol. Les mouches s'acharnait sur les restes de l'animal en décomposition.

« Mais putain, c'est quoi ce bordel ?! Qu'est-ce qui c'est passé merde !, cria le plus vieux. »

Le plus jeune l'arrêta en posant sa main sur son épaule. Il tourna les yeux pour le questionner, mais il se rendit compte bien vite que Gustav ne l'écoutait pas. Il regarda dans sa direction et le corps du petit Tom lui apparut. Contrairement aux autres personnes de la famille, il n'avait pas été mutilé ou démembrer. S'il n'était du trou sanglant dans sa poitrine à l'emplacement de son c½ur, on eut dit qu'il dormait paisiblement. Son teint habituellement hâlé était livide, ses lèvres bleuies, probablement du au fait que la fenêtre soit ouverte en plein mois de Janvier. Un rire retentit et les fit sursauter. Ils poussèrent la porte qui menait au grenier et montèrent les marches. Le rire se faisait toujours entendre et un bruit étrange l'accompagnait. Ils plissèrent les yeux et aperçurent une silhouette courbée dans le fond de la pièce. Malgré le fait que la personne soit de dos à eux, ils reconnurent bien vite le petit Bill.

« Bill ! Mon dieu, je suis content de te voir sain et sau.. Bill ? »

Le dit Bill se retourna, laissant libre vue sur l'origine du bruit étrange qu'ils entendaient depuis quelques minutes. Scotty, leurs chien, était couché sur le dos, les pattes écartelés et le ventre ouvert, ses entrailles traînant un peu partout autour de lui. Bill pencha la tête en les voyants, ne comprenant apparemment pas qu'il lui parlait. Du sang s'écoulait sur son menton et quelque bout des intestins du chien pendaient de sa bouche. Ses cheveux moyennement cours parsemés de mèches rouges étaient sales, ses vêtement aussi. Il les fixa avant d'éclater de rire. Un rire, qui n'avait rien de normale, un rire fou.


[ fin flash back ]

« Oh mon dieu mais c'est.. horrible. Je-je suis désolé, bégaya maladroitement l'adolescente.
- Oh, ça va. Les mois qui ont suivis ont été pénibles, mais avec l'aide d'un psychologue je m'en suis remis.
- Mais, pourquoi a-t-il fait ça ?
- J'en sais rien. Les policier l'ont interroger mais rien n'est sortit de sa bouche, si ce n'est que le nom de son jumeau. Il l'aimait tellement..
- Cette histoire ne tient pas debout ! Enfin, pourquoi aurait-il changer subitement de comportement et tuer toute sa famille s'il les aimaient à ce point !?
- J'en sais rien, Anke. Je suis aller lui rendre visite à l'institution psychiatrique où il était détenu. J'arrivais à parler d'à peu près tout avec lui, mais dès que j'abordais ce sujet, sa personnalité changeait.
- T'a bien dit qu'il ÉTAIT, incarséré ?
- C'est la raison pour laquelle les gens du villages sont de plus en plus distant avec ta maison.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Bill c'est évadé quelques semaines avant ton arriver ici.»

# Posté le mardi 04 mars 2008 21:13

Modifié le jeudi 19 juin 2008 18:53