« Agent Anderson, comment allez-vous ?, cria Anke au loin.
- Oh, mademoiselle Saëns. Très bien et vous ? Pas trop mal dormis ?
- Non, ça va, merci. Il y a un problème ?
- Non, je passais simplement vous posez quelques questions, enfin, si vous vous sentez prête.
- Bien sur, venez, entrez. »
Anke déverrouilla la porte et laissa l'homme entrer. Ils déposèrent leurs manteaux sur une chaise et s'installèrent dans la cuisine. Anke eut un flash de M.Kaulitz, démembrer, agonisant sur le meuble centrale de la pièce.
« Tout va bien ?, demanda Anderson se rendant compte du malaise de la jeune fille.
- Oui, oui. Désolé. Je vous sert quelque chose à boire ? Café, thé, coca ?
- J'prendrais bien un café, merci. »
Elle mit la machine en route et sortit deux tasse ainsi qu'une boîte de biscotte. Elle rigola intérieurement lorsqu'elle vit l'agent de police fixer les gâteaux.
« Alors, vous avez trouvez à qui appartenait le c½ur, inspecteur ?, questionna l'adolescente. »
Il s'étouffa avec sa bouché et se racla la gorge.
« N.non, pas encore., affirma-t-il.
- Vous croyez qu'il lui appartient, c'est ça ?
- Mais enfin, de quoi parlez-vous ?!
- De la famille Kaulitz. Tom, si je me rappelle bien, c'est fait arraché le c½ur, non ? Et on ne la pas retrouver, si je me fit aux articles parut dans les journaux.
- Ne dite pas de bêtises, Anke. Vous ne connaissez pas cette histoire et puis de toute manière, cela remonte à plusieurs années. Le c½ur n'aurais pu se conserver aussi longtemps, la réprimanda-t-il. »
Anke, contrariée de cette réponse se retourna pour prendre le silex de la cafetière et verser le liquide chaud au lieutenant.
« Bon, commençons. Rien d'anormale depuis les événements d'hier ?»
Anke faillis lui parler du visiteur ce matin, mais s'abstint. Ce garçon l'intriguais et elle aimerais en apprendre plus sur lui.
« Non, mentit-elle. »
[ ... ]
Elle raccompagna le lieutenant Anderson jusqu'à la porte d'entrée et verrouilla celle-ci lorsqu'il fut à l'extérieur. Elle soupira et s'apprêta à aller au salon lorsqu'elle vit le mot laisser par Amadäus, lui disant qu'il était partit rendre visite au père Nikolaus et qu'il rentrerait vers 20h. Elle jeta le bout de papier dans la corbeille et alluma la télé pour regarder les infos. Une boule de poil noire sauta sur l'accoudoir et vint se blottir contre le ventre de l'adolescente.
« Alors Devilish, passer une bonne journée ?, questionna-t-elle en caressant le chat entre les deux oreilles. »
Le dénommer Devilish releva ses grands yeux marrons pour les plantés dans ceux d'Anke et miaula. La jeune fille rie quelque secondes avant de déposer un baiser sonore sur le crâne de l'animal et se lever pour aller remplir la gamelle du chat dans la cuisine. Elle monta ensuite dans sa chambre. Un frisson lui parcouru le corps lorsqu'elle arriva dans le corridor. Elle s'imaginait la scène, tel que Gustav et Georg l'avaient vu, six ans auparavant. Elle ne put cependant pas s'empêcher d'aller dans la salle de bain, vérifier par la fenêtre que personne n'était la. Une fois les vérifications faites, elle regagna sa chambre et alluma son ordinateur. Pendant le démarrage, elle changea d'habit et enfila un grand chandail qui lui arrivait à la moitié de la cuisse et qui dévoilait une de ses épaules et un boxer. Elle s'assit sur la chaise de son bureau et ouvra sa session. Elle sourit lorsqu'elle vit un nouveau message dans sa boite de réception. Ses deux amies lui manquaient horriblement et avec les cours, les messages se faisaient de plus en plus rare. Elle parcouru rapidement les quelques lignes que lui avaient écrites Élodie et Anick qui lui demandaient de ses nouvelles.
Elle pianota quelques minutes sur son clavier, leurs racontant les derniers événements rocambolesques qui lui étaient arrivés depuis son emménagement à Weiden. Le message envoyer, Anke s'étira et son regard balaya la pièce. Devilish avait terminé de manger et était coucher sur le rebord de la fenêtre, regardant à l'extérieur. Elle attrapa la télécommande de son radio et appuya sur « lecture ». Aerosmith envahis la pièce. En tapant du pied au rythme de la musique, Anke regarda, hésitante, son ordinateur. Elle ouvris finalement la page de Google et lança une recherche sur les hôpitaux psychiatrique à Hambourg. Elles nota les différentes adresses sur une feuille qui traînait sur le bureau et ouvris MSN. Georg lui avait donné, un peu plus tôt dans l'après-midi, l'adresse de Gustav. Une fenêtre s'ouvris presque immédiatement après qu'elle ait fait la demande pour être dans ses contacts.
« Bonjour ?, qui es-tu ? »
« Je m'appelle Anke, une connaissance de Georg.»
«Ah, oui bien sûr. Il m'a parler de toi. Alors comme ça, tu habite l'ancienne maison des Kaultiz ? Plutôt étrange que des personnes aient accepté d'y vivre après cette histoire. »
« Disons que l'agent d'immobilier avait ''omis'' se détail. J'envisage d'ailleurs une poursuite. »
« J'imagine. Alors, en quoi puis-je t'être utile ?»
« Et bien tu vois, depuis que j'ai emménager ici, j'ai l'impression de devenir complètement folle ! Cette histoire m'intrigue beaucoup et j'aurais aimée en apprendre un peu plus sur ce fameux Bill Kaulitz.. »
« C'est normal, j'agirais de la même manière à ta place. Tu sais, j'ai été stagiaire à l'institut où il était interner et j'était responsable de son cas. Mais, je n'ai malheureusement pas le droit de parler d'un patient, excepté à sa famille. »
« Oui, je m'en doutais. Mais, tu ne pourrais pas faire exception? C'est.. vraiment important. »
« Je, écoute, je vais voir se que je peux faire. Mais c'est évident que via Internet, je ne peux rien pour toi. La meilleure solution serais que tu vienne à Hambourg. »
« Oui je, sa peux être possible. »
« D'accord. J'en parle à mes supérieur et je te contacte par e-mail, ça te va ?
« Oui, et merci encore! »
Le statut de connexion de Gustav devint hors-ligne et Anke ferma son msn. Elle se donna une petite poussée et roula jusqu'à sa chaîne stéréo qu'elle éteignit. Le bruit sourd de la pluie s'abattant contre la fenêtre occupa le silence ambiant. Elle se leva et sortit ouvrit son tiroir pour en sortir un paquet de Marlboro à peine entamé. Étrange, elle qui ne fume presque jamais, elle était certaine de ne l'avoir jamais ouvert. Elle prit le chat dans sa main libre et s'assit à sa place, le replaçant par la suite sur son ventre. Elle gratta une allumette contre le mur et alluma le petit bâton de tabac entre ses lèvres. Elle laissa la nicotine lui brûler la gorge et déposa sa tête contre le mur. Elle sourit, nostalgique. Il était rare de voir Anke fumer. Uniquement en cas de stresse, contrairement à son amie Annick qui elle, ne pouvait passer plus d'une journée sans y toucher, au grand dam de sa s½ur cadette qui l'engueulais constamment et qui s'amusait à jeter ses cigarettes dans les toilettes.
Un rire franc s'échappa des lèvres de la jeune fille à ce souvenir. Qu'est-ce qu'elles lui manquait toute les deux ! Elle soupira en caressant le ventre du chat qui ronronnait de plaisir. À l'extérieur, le vent soufflait, faisant craquer les murs et bouger les fenêtres. Pourtant, une silhouette assise sur un tas de feuilles admirait la belle espagnole, une Marlboro entre les lèvres. Il la jeta au loin, admirant le reste du bâton de tabac se consumer avant de s'éteindre sous la pluie. Il réajusta le col de sa veste, passa une main dans sa chevelure ébène et marcha en direction de la maison. Ses pieds s'enfonçaient dans la boue et parfois, il devait prendre appuis contre les arbres pour ne pas tomber.
Anke ouvra sa fenêtre pour jeter sa cigarette à l'extérieur. Elle la referma et se leva. L'intensité de la lumière baissait constamment et elle pris son paquet d'allumette avec elle. Elle s'engagea dans le corridor, s'arrêtant a plusieurs reprise devant les nombreux chandeliers pour allumer les chandelles. Lorsqu'elle arriva à la cuisine, elle se fit rapidement un chocolat chaud et regarda l'heure. Dix-neuf heure trente était afficher sur le micro-onde et Anke tapa du pied de frustration. Son breuvage n'était pas encore prêt et son émission hebdomadaire était commencer. Lorsque qu'il fut prêt, elle remonta en vitesse les escaliers, priant au passage pour ne pas manquer de courant. Arriver devant l'escalier qui mène à sa chambre, elle se stoppa. Sa porte était fermé, mais de petits faisceaux de lumières passaient par la fente entre la porte et le plancher. Des voix lui parvinrent également. Elle monta les escaliers silencieusement et colla son oreilles contre la porte. Elle reconnu les voix, celles des acteurs de sa série télévisé. Elle ouvris la porte et arriva dans une pièce plonger dans l'obscurité, avec comme seule source de lumière la télévision face à son lit. Elle devina par la faible luminosité, une masse dans son lit. Elle alluma et sursauta à la vue du garçon étendu sur son lit, Devilish reposant sur son ventre. Il lui fit un sourire et l'invita à venir s'asseoir à ses cotés.

