Chapitre Dix

Chapitre Dix
Le vent faisait danser les feuilles au milieu de la route, crépitant sous les chaussures d'Anke. Les mains dans les poches et le nez dans son écharpe, elle était perdu dans ses pensées. Arrivé devant l'allée qui descendait jusqu'à sa maison, elle observa la boîte aux lettres ou le nom Saëns avait été collé à la va-vite. Elle soupira et l'ouvris pour prendre le courrier et marcha jusqu'à sa maison. La voiture blanche et verte de la sécurité du village était garé devant et celui-ci regardait par la fenêtre en criant leurs noms.

« Agent Anderson, comment allez-vous ?, cria Anke au loin.
- Oh, mademoiselle Saëns. Très bien et vous ? Pas trop mal dormis ?
- Non, ça va, merci. Il y a un problème ?
- Non, je passais simplement vous posez quelques questions, enfin, si vous vous sentez prête.
- Bien sur, venez, entrez. »

Anke déverrouilla la porte et laissa l'homme entrer. Ils déposèrent leurs manteaux sur une chaise et s'installèrent dans la cuisine. Anke eut un flash de M.Kaulitz, démembrer, agonisant sur le meuble centrale de la pièce.

« Tout va bien ?, demanda Anderson se rendant compte du malaise de la jeune fille.
- Oui, oui. Désolé. Je vous sert quelque chose à boire ? Café, thé, coca ?
- J'prendrais bien un café, merci. »

Elle mit la machine en route et sortit deux tasse ainsi qu'une boîte de biscotte. Elle rigola intérieurement lorsqu'elle vit l'agent de police fixer les gâteaux.

« Alors, vous avez trouvez à qui appartenait le c½ur, inspecteur ?, questionna l'adolescente. »

Il s'étouffa avec sa bouché et se racla la gorge.

« N.non, pas encore., affirma-t-il.
- Vous croyez qu'il lui appartient, c'est ça ?
- Mais enfin, de quoi parlez-vous ?!
- De la famille Kaulitz. Tom, si je me rappelle bien, c'est fait arraché le c½ur, non ? Et on ne la pas retrouver, si je me fit aux articles parut dans les journaux.
- Ne dite pas de bêtises, Anke. Vous ne connaissez pas cette histoire et puis de toute manière, cela remonte à plusieurs années. Le c½ur n'aurais pu se conserver aussi longtemps, la réprimanda-t-il. »

Anke, contrariée de cette réponse se retourna pour prendre le silex de la cafetière et verser le liquide chaud au lieutenant.

« Bon, commençons. Rien d'anormale depuis les événements d'hier ?»
Anke faillis lui parler du visiteur ce matin, mais s'abstint. Ce garçon l'intriguais et elle aimerais en apprendre plus sur lui.

« Non, mentit-elle. »

[ ... ]

Elle raccompagna le lieutenant Anderson jusqu'à la porte d'entrée et verrouilla celle-ci lorsqu'il fut à l'extérieur. Elle soupira et s'apprêta à aller au salon lorsqu'elle vit le mot laisser par Amadäus, lui disant qu'il était partit rendre visite au père Nikolaus et qu'il rentrerait vers 20h. Elle jeta le bout de papier dans la corbeille et alluma la télé pour regarder les infos. Une boule de poil noire sauta sur l'accoudoir et vint se blottir contre le ventre de l'adolescente.

« Alors Devilish, passer une bonne journée ?, questionna-t-elle en caressant le chat entre les deux oreilles. »

Le dénommer Devilish releva ses grands yeux marrons pour les plantés dans ceux d'Anke et miaula. La jeune fille rie quelque secondes avant de déposer un baiser sonore sur le crâne de l'animal et se lever pour aller remplir la gamelle du chat dans la cuisine. Elle monta ensuite dans sa chambre. Un frisson lui parcouru le corps lorsqu'elle arriva dans le corridor. Elle s'imaginait la scène, tel que Gustav et Georg l'avaient vu, six ans auparavant. Elle ne put cependant pas s'empêcher d'aller dans la salle de bain, vérifier par la fenêtre que personne n'était la. Une fois les vérifications faites, elle regagna sa chambre et alluma son ordinateur. Pendant le démarrage, elle changea d'habit et enfila un grand chandail qui lui arrivait à la moitié de la cuisse et qui dévoilait une de ses épaules et un boxer. Elle s'assit sur la chaise de son bureau et ouvra sa session. Elle sourit lorsqu'elle vit un nouveau message dans sa boite de réception. Ses deux amies lui manquaient horriblement et avec les cours, les messages se faisaient de plus en plus rare. Elle parcouru rapidement les quelques lignes que lui avaient écrites Élodie et Anick qui lui demandaient de ses nouvelles.

Elle pianota quelques minutes sur son clavier, leurs racontant les derniers événements rocambolesques qui lui étaient arrivés depuis son emménagement à Weiden. Le message envoyer, Anke s'étira et son regard balaya la pièce. Devilish avait terminé de manger et était coucher sur le rebord de la fenêtre, regardant à l'extérieur. Elle attrapa la télécommande de son radio et appuya sur « lecture ». Aerosmith envahis la pièce. En tapant du pied au rythme de la musique, Anke regarda, hésitante, son ordinateur. Elle ouvris finalement la page de Google et lança une recherche sur les hôpitaux psychiatrique à Hambourg. Elles nota les différentes adresses sur une feuille qui traînait sur le bureau et ouvris MSN. Georg lui avait donné, un peu plus tôt dans l'après-midi, l'adresse de Gustav. Une fenêtre s'ouvris presque immédiatement après qu'elle ait fait la demande pour être dans ses contacts.

« Bonjour ?, qui es-tu ? »
« Je m'appelle Anke, une connaissance de Georg.»
«Ah, oui bien sûr. Il m'a parler de toi. Alors comme ça, tu habite l'ancienne maison des Kaultiz ? Plutôt étrange que des personnes aient accepté d'y vivre après cette histoire. »
« Disons que l'agent d'immobilier avait ''omis'' se détail. J'envisage d'ailleurs une poursuite. »
« J'imagine. Alors, en quoi puis-je t'être utile ?»
« Et bien tu vois, depuis que j'ai emménager ici, j'ai l'impression de devenir complètement folle ! Cette histoire m'intrigue beaucoup et j'aurais aimée en apprendre un peu plus sur ce fameux Bill Kaulitz.. »
« C'est normal, j'agirais de la même manière à ta place. Tu sais, j'ai été stagiaire à l'institut où il était interner et j'était responsable de son cas. Mais, je n'ai malheureusement pas le droit de parler d'un patient, excepté à sa famille. »
« Oui, je m'en doutais. Mais, tu ne pourrais pas faire exception? C'est.. vraiment important. »
« Je, écoute, je vais voir se que je peux faire. Mais c'est évident que via Internet, je ne peux rien pour toi. La meilleure solution serais que tu vienne à Hambourg. »
« Oui je, sa peux être possible. »
« D'accord. J'en parle à mes supérieur et je te contacte par e-mail, ça te va ?
« Oui, et merci encore! »

Le statut de connexion de Gustav devint hors-ligne et Anke ferma son msn. Elle se donna une petite poussée et roula jusqu'à sa chaîne stéréo qu'elle éteignit. Le bruit sourd de la pluie s'abattant contre la fenêtre occupa le silence ambiant. Elle se leva et sortit ouvrit son tiroir pour en sortir un paquet de Marlboro à peine entamé. Étrange, elle qui ne fume presque jamais, elle était certaine de ne l'avoir jamais ouvert. Elle prit le chat dans sa main libre et s'assit à sa place, le replaçant par la suite sur son ventre. Elle gratta une allumette contre le mur et alluma le petit bâton de tabac entre ses lèvres. Elle laissa la nicotine lui brûler la gorge et déposa sa tête contre le mur. Elle sourit, nostalgique. Il était rare de voir Anke fumer. Uniquement en cas de stresse, contrairement à son amie Annick qui elle, ne pouvait passer plus d'une journée sans y toucher, au grand dam de sa s½ur cadette qui l'engueulais constamment et qui s'amusait à jeter ses cigarettes dans les toilettes.

Un rire franc s'échappa des lèvres de la jeune fille à ce souvenir. Qu'est-ce qu'elles lui manquait toute les deux ! Elle soupira en caressant le ventre du chat qui ronronnait de plaisir. À l'extérieur, le vent soufflait, faisant craquer les murs et bouger les fenêtres. Pourtant, une silhouette assise sur un tas de feuilles admirait la belle espagnole, une Marlboro entre les lèvres. Il la jeta au loin, admirant le reste du bâton de tabac se consumer avant de s'éteindre sous la pluie. Il réajusta le col de sa veste, passa une main dans sa chevelure ébène et marcha en direction de la maison. Ses pieds s'enfonçaient dans la boue et parfois, il devait prendre appuis contre les arbres pour ne pas tomber.

Anke ouvra sa fenêtre pour jeter sa cigarette à l'extérieur. Elle la referma et se leva. L'intensité de la lumière baissait constamment et elle pris son paquet d'allumette avec elle. Elle s'engagea dans le corridor, s'arrêtant a plusieurs reprise devant les nombreux chandeliers pour allumer les chandelles. Lorsqu'elle arriva à la cuisine, elle se fit rapidement un chocolat chaud et regarda l'heure. Dix-neuf heure trente était afficher sur le micro-onde et Anke tapa du pied de frustration. Son breuvage n'était pas encore prêt et son émission hebdomadaire était commencer. Lorsque qu'il fut prêt, elle remonta en vitesse les escaliers, priant au passage pour ne pas manquer de courant. Arriver devant l'escalier qui mène à sa chambre, elle se stoppa. Sa porte était fermé, mais de petits faisceaux de lumières passaient par la fente entre la porte et le plancher. Des voix lui parvinrent également. Elle monta les escaliers silencieusement et colla son oreilles contre la porte. Elle reconnu les voix, celles des acteurs de sa série télévisé. Elle ouvris la porte et arriva dans une pièce plonger dans l'obscurité, avec comme seule source de lumière la télévision face à son lit. Elle devina par la faible luminosité, une masse dans son lit. Elle alluma et sursauta à la vue du garçon étendu sur son lit, Devilish reposant sur son ventre. Il lui fit un sourire et l'invita à venir s'asseoir à ses cotés.

# Posté le samedi 08 mars 2008 22:27

Modifié le dimanche 29 juin 2008 22:39

Chapitre Onze

Chapitre Onze
« Je ne te ferai pas de mal, ne t'inquiète pas.
- Ne t'inquiète pas ?! Je te signal que tu es entré par infraction chez moi et que ce matin, tu m'espionnais dans ma salle de bain alors, excuse moi de ne pas être détendue ! »

Son rire enfantin inonda la pièce et rassura quelque peu Anke.

« Qui es-tu ?, demanda-t-elle.
- Ce n'est pas important pour le moment et puis, tu finira bien vite par le découvrir.
- Alors, que me veux-tu ?
- Seulement te mettre en garde.
- Mais en garde contre quoi !?
- J'adore cette télé série. Chaque semaine, je viens à ta fenêtre et l'écoute avec toi.
- Et d'où viens-tu ? N'as-tu dont pas de maison ?
- Si, autrefois. Maintenant, je n'y ai plus ma place.
- Pourquoi ça ?
- Dis, tu veux bien monter le son, c'est le moment ou Angie va annoncer à Carl qu'elle est enceinte. »

Anke leva un sourcil et monta le volume. Pas besoin d'être psychologue pour remarquer qu'il changeait de sujet à chaque fois que sa famille était le sujet de la conversation. Elle s'assit à l'extrémité du lit et l'observa. Il était grand, mince, avait les cheveux assez long noir et les yeux cerclé de la même couleur. Il devait avoir son âge mais pourtant, il semblait si jeune. L'intonation de sa voix lorsqu'il parlait et son regard enjoué donnait le sourire à n'importe qui.

Lorsque l'émission fut terminer, il s'étira et regarda la jeune fille en souriant. Elle le lui rendit et rigola du sursaut qu'il eut lorsque le téléphone sonna. Elle se leva et prit le combiner sans fil qui reposait sur le meuble à coté du lit. Son grand-père lui annonçait qu'il restait dormir au presbytère avec le père Nickolaus. Elle acquiessa et raccrocha.

« Tu aime les chats?, lui demanda-t-elle en souriant.
- Oh, non. Juste celui-là. Tu veux manger quelque chose ?
- Oui, si ça ne te dérange pas. »

Ils descendirent tout les deux à la cuisine et Anke lui fit un sandwich, tout en lui jetant quelques regards en biais. Ce garçon l'intriguais vraiment, mais pourtant elle se sentait bien avec lui. Il n'avait pas l'aire dangereux, seulement en manque d'attention.
Il mangea le plat avec appétit, en regardant autour de lui avec un léger sourire aux coins des lèvres.

« C'était bon ?, lui demanda-t-elle en prenant l'assiette vide.
- Oui, merci beaucoup. »

Un silence s'installa, uniquement entrecoupé par le bruit de la vaisselle qu'Anke mettait dans le lave-vaisselle.

« Écoute je.. pour être honnête, je sais pas comment agir avec toi. Tu.. tu débarque comme sa..
- Si tu veux, je peux partir, dit-il tristement en se relevant.
- Non! Enfin, c'est juste que je trouve étrange le fait que tu m'épie comme ça. Mais, je dois avouer que ta compagnie dans cette grande maison sinistre est la bienvenue.
- Dans ce cas, traite moi comme un ami. »

Il lui sourit et alla vers le salon. Anke resta quelque minutes dans la cuisine, appuyer contre l'évier, lorsqu'une mélodie se fit entendre. Elle se déplaça jusqu'au salon et elle le vit assis au piano, jouant un air morose. Elle s'assit à ses cotés et observa ses longs doigts fins parcourir les notes. Ses yeux étaient fermés, se concentrant uniquement sur les notes que l'instruments laissait échapper.

« Tu joue très bien, murmura la jeune fille à la fin de la pièce.
- Merci, mais je suis loin d'avoir ton talent !
- Ça fait longtemps que tu me regarde ?
- Depuis ton arrivée. »

[ ... ]

Après plusieurs minutes passer au piano, durant lesquelles Anke essaya d'apprendre un morceau au jeune garçon, ils décidèrent de monter à l'étage. Une fois dans le corridor, marchant derrière l'inconnu, l'adolescente se raidi.

Elle vis le décor changer, les couleurs s'estomper. Elle tourna sur elle même, mais ne vit l'étranger nul part.

Des cris attirèrent son attention. Elle se tourna pour voir une silhouette ombragé sortir de la salle de bain. Un petit garçon déboula dans le corridor en criant et en riant. Il s'arrêta devant la silhouette.

« Dis, Billou. Qu'est-ce que tu fais ?
- Rien, Ulrich. Dis-moi, tu veux jouer à un nouveau jeu avec moi ? »

La voix du dénommé Billou n'était pas comme celle d'un enfant normale. Elle était froide, saccadé, grinçante.

« Oui !, répondit le plus jeune, enjoué. »

La respiration d'Anke s'accéléra. Le décor autour d'elle tourbillona, lui donnant un impression de vertige. Si bien qu'elle du mettre ses main contre ses tempes et fermer les yeux très fort pour essayer de garder son calme. Lorsqu'elle les rouvrit, elle n'était plus à l'étage, mais au sous-sol. Derrière le mur qui sépare la pièce en deux, d'étrange bruit en parvenait. Elle s'avança doucement vers la source du bruit et porta sa main à son c½ur qui devait dépasser le nombre de battements normales par minutes. Elle avança sa tête pour regarder de l'autre coté du mur. Elle y vit le dénommé Billou, de dos. Elle marcha jusqu'à lui et recula vivement en le voyant enfoncer ses ongles dans le coup de son frère cadet. De longs sillons de sang coulait de les nombreuses plaies sur son corps, pour finalement glisser jusqu'à don ventre, ouvert. Un cris hystérique traversa les lèvre du jeune aux cheveux noirs. Il mordit le coup, arrachant un grand morceaux de peau et tira sa tête vers le haut. Elle se détacha du reste du corps dans un craquement; l'adolescent venait de donner un coup de pieds pour rompre la colonne cervicale.


« Anke ! Qu'est-ce qui se passe ?! Répond!, lui cria l'inconnu en lui secouant l'épaule.
- Je, désolé. Une petite absence, bégaya l'adolescente.
- T'es sur que tout va bien ?
- Oui, désolé. Bon, on monte ? »

Il la regarda encore quelques secondes, septique, puis lui rendit son sourire et repris sa marche vers l'escalier. Anke le suivi, essayant vainement de calmer ses mains tremblantes et de reprendre un rythme cardiaque normal. Soudain, elle sentit une étrange chaleurs qui glissait sur sa lèvre supérieur. Elle mena ses doigts à son visage et soupira en voyant le sang s'échapper de son nez.

[...]

Le jour chassait lentement le crépuscule, atténuant peu à peu les couleurs rosées du ciel. Le garçon baya bruyamment en frottant ses yeux. Après un regard circulaire de la pièce, il reconnu l'endroit où il c'était endormi quelques heures auparavant. Il avait beaucoup parlé avec Anke durant la nuit et avait appris à la connaître. Il plaça une petite couverture sur le corps endormie de l'adolescente et déposa un baiser sur son front. La porte d'entré claqua, le faisant sursauté. Il gribouilla rapidement quelques mots sur une feuille qui traînait sur le bureau et ouvris la fenêtre. Avant qu'il n'ait pu enjamber le rebord, une boule de poil se plaça devant lui, le fixant des ses yeux marron, presque identique à celui de l'inconnu.

« Je sais.. ne t'inquiète pas.. je vais faire mon possible pour qui ne lui arrive rien, murmura-t-il au chat en déposant un baiser sur la tête de l'animal. »

Il jeta un dernier regard à la jeune fille et sauta à l'extérieur.

# Posté le jeudi 13 mars 2008 18:59

Modifié le samedi 05 juillet 2008 10:08

Chapitre Douze

Chapitre Douze
« Mon Dieu ! Anke, tu va être malade!, cria presque Amadäus en refermant la fenêtre. »

La jeune fille sursauta et ouvris péniblement les yeux. Elle détestait ce genre de réveil. Elle marmonna des mots incompréhensible et remonta la couverture sous son nez. Son grand-père soupira et lui conseilla de se lever,

« Si tu veux profitez de la journée avant la tombé de la nuit ! »

Anke soupira. Une autre journée emmerdante l'attendais, à quoi bon se levée. Elle se tourna dans l'espoir de se rendormir, mais le sommeil l'avait définitivement quitté. Couchée sur le ventre, elle s'appuya sur ses coudes pour regarder l'heure. Quatorze heure arriverait bientôt et l'estomac d'Anke criait famine. En se levant, elle aperçut un message posé sur son bureau. Elle attrapa la feuille et un petit sourire étira ses lèvre.

« Désolé de partir comme un voleur seulement, je ne crois pas que cela soit une bonne chose que ton grand-père nous voit dans le même lit ! J'ai beaucoup aimé ma soirée d'hier. Ne ferme pas ta fenêtre, il se pourrait fort bien que je te rende visite cette nuit. »

Elle chiffonna la feuille et la jeta dans la corbeille. Ce garçon l'avait drôlement surpris hier. Pourtant, elle avait l'étrange sensation qu'elle pouvait lui dire n'importe quoi et qu'il l'a comprendrait toujours.

Elle secoua la tête et se dirigea vers son armoire à la recherche de quelque chose à se mettre. Un bruit sourd la stoppa dans son moment d'hésitation entre deux t-shirt. Elle fronça les sourcils et ouvris son tiroir, d'où la source du vacarme semblait provenir. Elle vit son portable tourné au milieu des feuilles. Elle le prit et regarda le nom afficher. Elle sourit lorsqu'elle vit une petite enveloppe avec le nom de Georg s'afficher. Elle ouvrit le clapet et lu le message.

« Slt. Tu fé kkchs 2D ? Rpnd moi. »

Anke soupira. Décidément, elle n'arrivera jamais à s'habituer au langage SMS. Elle chercha son numéro dans son répertoire et appuya sur le téléphone vert. Elle parla quelques minutes avec lui et ils confirmèrent l'heure de leurs rencontre. Elle mit rapidement son portable ainsi que plusieurs babioles indispensable pour une fille dans son sac et descendit après avoir finalement opté pour un haut noir à manche longue avec un léger décolleter et un slim bleu clair.

« Bon matin, ironisa Amadäus. Bien dormis ?
- Oui, merci. Quoi que je me serais passer de ce genre de réveil. »

Son grand-père rigola et elle lui tira la langue avant de prendre une pomme dans le panier à fruit et de sortir en lui souhaitant une bonne journée. Elle mit ses main dans ses poches et inspira longuement. Le temps était frais, mais les rayons du soleil arrivaient quelque peu à se faufiler au travers la mince couche brumeuse qui recouvrait le ciel, réchauffant peu à peu le village.

Lorsqu'elle arriva dans la rue principale, les douces effluves de la boutique de M.Listing vinrent lui titiller les narines. Un léger sourire prit forme sur ses lèvres lorsqu'elle aperçut Georg l'attendant devant la boutique, un lys à la main. Il était légèrement tourné vers l'opposé de Anke, donc il ne la voyait pas. L'adolescente se glissa silencieusement derrière lui et plaça ses fines mains sur ses yeux. Le jeune homme sursauta et Anke sentit un sourire étiré ses lèvres.

« Bonjour Anke, lui dit-il en se retournant.
- Salut, merci, répondit-elle en prenant la fleur qu'il lui tendait. »

Ils se firent la bise rapidement et marchèrent tranquillement vers la sortit du village en parlant de tout et de rien. Les nuages avaient maintenant disparut, donnant libre accès au soleil.

« Au fait, tu peux me dire où tu m'emmène ?
- Tu verra. On est bientôt arrivés. »

Effectivement, ils arrivèrent dans une petite prairie, assez éloigné du village. Le gazon était vert et encore humide de la rosée du matin et un énorme chêne, seul arbre de la prairie, se tenait fièrement droit au milieu des rares fleurs encore vivante. À un endroit, des hautes herbes dissimulaient un petit étang ou le coassement des grenouilles étaient faiblement perceptibles. Au loin apparaissaient des montagnes à la cime enneigées.

« C'est magnifique, souffla Anke en regardant autour d'elle.
- Je sais. Ça fait longtemps que je ne suis pas venu ici. »

Il attrapa la manche de la jeune fille et marcha jusqu'au chêne, où ils s'assirent face aux montagnes.

« Comment t'a connu cet endroit?, demanda timidement la jeune fille en caressant doucement les pétales de sa fleur.
- Lorsqu'ont étaient jeunes, moi et Gustav, ont étaient toujours fourrés ensembles! Et puis, nos parents nous disaient constamment de ne pas sortir du village, de ne pas trop s'éloigner. Mais évidemment, si tu dit à un gosse de ne pas faire quelque chose..
- C'est sur qu'il le fait!, termina l'adolescente en riant, vite suivis par Georg.
- Voilà. Et puis un jour ont est arrivés ici. Depuis ce jour-là, c'était notre endroit. Lorsqu'un de nous deux avait un coup de gueule, il venait ici et comme ça, l'autre savait où le trouver.
- Vous étiez proches ?
- Oui. C'était comme mon petit frère.
- C'était?
- Oui. Disons qu'après ce qu'il c'est produits dans la famille Kaulitz, ont c'est un peu éloignés. Maintenant, nous gardons contact uniquement par Internet et parfois quand il vient au village, nous allons prendre un café. »

Il soupira tristement. Anke croisa son bras au sien et déposa sa tête sur son épaule, préférant lui montrer qu'elle était avec lui qu'essayer de le consoler avec des paroles qui n'y changeront rien. Il déposa sa tête sur celle de la jeune fille et la remercia.

« Au fait, tu as réussi à parler à Gustav? demanda le garçon.
- Oui! Il m'a dit que je pourrais aller le voir.
- Vraiment ?
- Oui. Reste juste à trouver comment.
- Si tu veux, je pourrais t'y conduire ?
- Tu ferais ça?, demanda, surprise, Anke en relevant la tête.
- Oui, bien sur. Après tout, j'ai mon permis et ma voiture alors..
- Merci. Vraiment. »

Ils passèrent le reste de l'après-midi assis à parler ou bien à ce chamailler gentiment. Aux alentours de quatre heures trente, lorsque le soleil commençait à disparaître, Georg se leva et tendit une main à Anke pour l'aider à en faire de même.

« Tu viens? Je t'invite à manger au restaurant du village. »

Les joues de la jeune fille prirent une teinte légèrement rosées et elle accepta. Sa fleur toujours en main, elle s'amusait à tourner sur elle même sur la petite route bosselé qui menait vers le village, sous le regard amusé de Georg. Au loin, les lumière multicolores des boutiques scintillaient dans l'obscurité.

[ ... ]

« Hallo Franziska. Une table pour deux s'il te plaît. »

En fait, le restaurant du village était un petit bistro qui avait garder son look rétro des années soixante-dix. Des sièges en cuirs rouges était disposé à égale distance face au bar, un juke-box était placé sur le mur du fond, entre le téléphone public et le couloir qui menait au toilettes. Plusieurs banquettes étaient placées le long des fenêtres, donnant vue sur les bâtisses surannées qui l'entourait.

La vieille femme, toujours aussi charmante malgré quelques rides ici et là, les accueillis chaleureusement et lança un regard complice au jeune garçon. Ils s'assirent et elle les laissa quelques minutes feuilleter le menu pour revenir prendre leurs commandes.

« C'est sympa comme endroit, dit Anke en regardant les différents posters de groupes musicaux allemands.
- Ouais, disons que le bistro à une excellente réputation et attire les visiteurs. »

[ ... ]

Après avoir reçu leurs repas, ils mangèrent en continuant de parler de n'importe quoi, apprenant peu à peu à se connaître, à percer la personnalité de l'autre. Georg insista bien évidemment pour payer à la fin de leurs repas, ce qu'Anke accepta après plusieurs minutes de chamailleries. Avant de quitter le bistro, il prit la main de la jeune fille et la tira vers le juke-box. Il glissa une pièce dans la machine et appuya plusieurs fois sur le bouton, à la recherche du morceaux qu'il cherchait. Il le trouva finalement et la musique s'éleva. Anke explosa de rire en entendant la chansons Foot Loose résonner dans la pièce. Georg sautilla jusqu'à elle et la fit tournoyer dans les airs. Ils dansèrent sous le regard amusé des personnes présentes. Ils ne virent par le regard charbonneux posé sur eux, de l'autre coté de la fenêtre.












Je suspend cette fiction pour une durée indéterminé. Désolé.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 23:38

Modifié le samedi 12 juillet 2008 11:54

Chapitre Treize

Chapitre Treize
Désolé pour ma petite absence. L'envie d'écrire m'avait quitté mais, je crois qu'elle revient peu à peu. Enfin bref, je vous laisse lire ce chapitre!



Anke referma la porte doucement et retira ses chaussures. Elle trouva son grand-père au salon, assis dans son fauteuil, lunette sur le bout du nez et un roman à la main. Une douce mélodie s'élevait du tourne-disque qu'Amadäus avait garder de son jeune temps. Elle s'assit sur le canapé et fit tourner la tige de la fleur entre ses doigts.

« Ta mère adorait les lys, dit Amadäus avec un sourire triste. »

Anke leva les yeux vers le portrait de famille.

« Je sais. Je monte prendre une douche. Bonne nuit grand-père. »

Elle déposa un baiser sur le crâne dégarnis de l'aïeul et passa par la cuisine chercher un vase pour sa fleur. Elle monta à l'étage et, après avoir fait un détour par sa chambre pour prendre des vêtements de rechange, partis en direction de la salle de bain. Elle fit couler l'eau chaude et laissa la baignoire se remplir. Elle ajouta quelques gouttes de bain moussant aromatisé aux fraises. Elle se dirigea vers le miroir et attacha ses longs cheveux pour éviter de les mouiller. Elle retira son chandail et sursauta en entendant un sifflement.

« Je ne te croyais pas si exhibitionniste, Anke, ri le garçon percher à la fenêtre.
- Toi! Mais qu'est-ce que tu fais là !?
- Rien d'intéressant, je regarde une fille se déshabiller.
- Ah ah. Bon, va m'attendre dans ma chambre et surtout, ne fait pas de bruit! »

Elle soupira et s'avança pour fermer la fenêtre et le store. Ensuite, elle arrêta l'eau du bain et se dépêcha de faire sa toilette pour remonter rapidement dans sa chambre. Elle y trouva l'androgyne assis sur le rebord de la fenêtre, regardant la pleine lune diffusé sa douce lumière dans la nuit sombre. Il tourna lentement son regard vers la jeune fille et lui sourit gentiment. D'un signe de tête, il l'invita à le rejoindre, ce qu'elle fit. Elle s'assit face à lui, encrant son regard dans celui de son homologue.

« Tu sais, si tu reste à me fixer comme ça, tu risque de me m'être mal à l'aise, rigola le jeune garçon. »

La jeune fille ne releva pas. Elle se contenta de le regarder. Il l'intriguait tellement.

« Alors, tu t'es bien amusée avec Georg?, lui demanda-t-il. »

Anke leva les sourcils, surprise, puis poussa un léger soupir.

« Oui, très. Tu le connais ? »

Le garçon se mordilla la lèvre inférieur, comme s'il avait fait une gaffe, ce qui n'échappa pas à Anke, qui continua son interrogatoire.

« C'est un ami à toi ?
- Ancien. Ancien ami.
- Que c'est il passé ?
- Oh, c'est une longue histoire ennuyante. Disons seulement que nous avons simplement emprunté des chemins différents.
- Oh, je comprend.
- Ah oui ?
- Ouais, disons qu'après la mort de mes parents, ma personnalité à changé. Je n'avais plus les même centres d'intérêts qu'autrefois et tranquillement, mon cercle d'amis à rétrécis. »

Le garçon lui sourit tristement.

« Ouais, j'ai vécu des choses similaires.
- Vraiment ?
- Oui, mais bon. Assez parlez de ma vie pour aujourd'hui ! Sa te dit d'aller te promener ? »

L'adolescente soupira et esquissa un léger sourire. Elle s'étira le bras pour attraper sa veste qui reposait sur le dossier de la chaise du bureau. Elle retira son foulard qu'elle avait placé dans la manche et se l'enroula autour du coup. En attachant les boutons, elle releva la tête pour constater que l'androgyne avait déjà enfilé son long manteau de cuir. Anke laissa un CD jouer à faible intensité, pour fait croire à son grand père qu'elle était dans sa chambre si jamais celui-ci se réveillait.

Elle se pencha sur le rebord de la fenêtre, fermant les yeux au contact de la douce caresse du vent nocturne contre sa peau. Elle observa le garçon descendre habilement en s'appuyant sur différentes branches et pria quelque seconde, espérant ne pas glisser et finir face contre terre, près de six mètres plus bas. L'androgyne resta perché sur la dernière branche, attendant patiemment la jeune fille pour l'aider à descendre.

Lorsque ses convers all stars touchèrent la terre battue de la cour arrière, Anke soupira de soulagement. Elle leva le regard vers sa fenêtre et sourie fièrement. L'appelle du garçon la tirèrent de ses rêveries et elle s'aperçut qu'il était déjà éloigné dans le boisé. Elle courut jusqu'à sa hauteur et passa son bras sur les frêles épaule du jeune homme.

« Alors, où m'emmènes-tu ?
- Tu verras, répondit-il en rigolant. »

L'adolescente se pencha et ramassa une branche qui traînais au sol et la fit tourné entre ses doigts, tout en faisant attention à où elle mettait les pieds.

« Alors, il te plait ?
- Qui ?
- Georg !
- Hm. Et pourquoi devrais-je te le dire ? Qui me dit que tu n'iras pas lui raconter tout se que je te dit? »

Le garçon arrêta sa marche et se plaça devant la jeune fille, fixant son regard dans le sien.

« Tu ne me fait pas confiance ?
- Je devrais ? Ça ne fait que deux jours que l'on se parle, je ne te connais pas.
- Peut-être, mais tu en as l'impression, non ? Tu te sens bien quand je suis avec toi. T'a l'impression que je te comprend, que je comprendrais toujours tes raisonnements. »

Anke écarquilla les yeux en penchant légèrement la tête.

« Comment tu ?
- Ce n'est pas important, la coupa-t-il.»

Il repris sa marche, zigzaguant entre les maigres troncs des arbres abîmés par le froid.

« Peut-être bien, cria l'adolescente en reprenant sa marche vers l'androgyne. »

Celui-ci tourna légèrement la tête, un sourcil relevé et un sourire en coin.

« Promis, je ne lui dirai rien. Allez ! Viens! »

Ils continuèrent leurs marches quelques minutes et débauchèrent sur la route légèrement humide qui menait au village. Les mains dans les poches arrière de son pantalon, la jeune fille regardait la pleine lune accompagné des milliers d'étoiles briller dans le ciel découvert. Il expira et une faible buée s'échappa d'entre ses lèvres. Elle sourit, puis s'en amusa quelque secondes encore. Son regard se posa sur le garçon sans nom.

« Pourquoi tu ne veux pas me dire ton prénom ?, lui demanda-t-elle.
- Ah quoi bon ? Tu le saura bien assez tôt et ce jour là, je doute fort que tu va vouloir me revoir. »

Anke continua de le fixer, déconcertée. Qu'avait-il dont à lui cacher de si horrible ?

« Pourquoi es-tu si persuadé que je le découvrirai ?
- Tu pose beaucoup trop de questions, Anke. »

L'adolescente, vexer, retourna dans la contemplation du pavé en bottant quelques cailloux qui traînais ici et là. Les rues étaient désertes, normale en cette heure tardive. La seule lumière qui les guidaient leurs parvenait des enseignes lumineuse suspendue au dessus des portes des petits commerces ou les rares lampadaires qui émettaient un cillement agressant et dont leurs lumière clignotaient. Ils arrivèrent bien vite devant l'église et la contournèrent pour accéder au cimetière.

« C'est très rassurant, ironisa l'adolescente.
- Ce n'est pourtant pas la première fois que tu viens ici.
- Déjà, lorsque je viens, il fait jour et deuxièmement, tu viens de m'avertir qu'il vaut mieux pour moi de ne pas trop en savoir sur ta vie et la, tu m'emmène dans un cimetière, vraiment, un mélange très rassurant.
- Si tu te sentirais vraiment en danger, tu serais partis depuis bien longtemps, je me trompe ?
- ...
- Après tout, libre à toi de partir si cet endroit t'inquiète. Personnellement, je ne vois pas ce qu'il y a de dérangeant ici, uniquement des centaines de cadavres en décompositions qui resteront cloîtrés dans leurs cercueils jusqu'à la fin des temps.
- Hm. Et pourquoi tu m'emmène ici ? Tu veux me présenter quelqu'un peut-être ? »

Le jeune garçon rigola quelques minutes avant de prendre délicatement le poignet de l'adolescente et de la tirer vers la lisière de la forêt qui encercle le village. Ils marchèrent plusieurs minutes avant d'arriver sur un petit sentier, faiblement éclairé par la lumière blanchâtre que projettait la lune. Combien de temps ils longèrent-ils cette route terreuse? Ils l'ignoraient. La seule chose que l'on sait, c'est qu'ils s'enfoncent de plus en plus profondément dans la noirceur de la forêt et que, peu à peu, le ciel devient complètement couvert par les feuilles des arbres, les éloignant un peu plus à chaque pas de toute trace de civilisation. Le lieu parfait pour commettre un meurtre..non?

# Posté le dimanche 30 mars 2008 17:44

Modifié le mardi 29 juillet 2008 21:53

Chapitre Quatorze

Chapitre Quatorze
Aller, j'vous poste le chapitre 14 maintenant, je n'ai pas fait la correction, pas par manque de temps, mais simplement par flemme XD J'le ferrai plus tard.

J'ignore quand le chapitre prochain sera poster, surement d'ici 2-3 semaines.

Désolé pour les éventuelles fautes.



Oui, le lieu parfait pour commettre un meurtre, dans un bon vieux suspense américain. Mais, ce n'est pas le cas ici, n'est-ce pas? Alors pourquoi s'en faire.

Après avoir marché une dizaine de minutes, ils arrivèrent au bout du sentier. Un grand arbre aux branches tordu se tenait au milieu de se qui semblait être autre fois un parc. Un grand terrain plat entouré de la forêt. Deux corde étaient attachée à une branche plus résistante que les autres et leurs extrémité étaient attaché à une planche de bois légèrement fissurée à quelques endroits. Un halo de brume flottait au dessus de l'herbe un peu humide.

Anke se rapprocha de l'arbre et l'admira. Son écorce mutilé, ses branches crochus et cassante et ses feuilles grisâtres dégageaient une telle souffrance que la jeune fille en frissonna. Elle s'assit sur la planche de bois et s'agrippa au deux cordes. Une légère pression se fit dans le bas de son dos et elle commença un vas et viens assez lents. Ses cheveux volaient un peu sous les douces caresses du vent et elle ferma les yeux.

« Comment t'a découvert cet endroit?, questionna l'adolescente.
- Par hasard. Je marchais et je suis arriver ici. Depuis ce temps, j'y reviens tous les soirs.
- Sa doit être ennuyant, de toujours être seul ?
- Non. Enfin, au début oui, mais on s'habitue vite et on y prend goût.
- Je ne crois pas que j'en serais capable. Toujours être seule avec ma conscience pour seule compagnie et mes souvenirs comme divertissement, je crois que je deviendrais folle. »

Le silence régna à nouveau, comblé par le sifflement du vent entre les branches des arbres environnants.

« Je respecte le fait que tu ne veuille pas me dire ton nom, mais as-tu un surnom ? Ce serait plus facile pour moi.., demanda Anke. »

Il sembla hésiter quelques secondes et, finalement, lui répondit.

« Macky. »

[ Ellipse ]

25 octobre 2007

Le ciel azure et le soleil brûlant égaillais cette journée automnale. La fermeture éclaire de la valise d'Anke fit sursauter Amadäus qui était accouder à l'encadrement de la fenêtre, regardant le jeune Listing descendre de sa voiture pour venir sonner à la porte. Il vit sa petite fille descendre en sautillant pour aller lui ouvrir, ce qui le fit sourire. Il prit la valise poser sur le lit, caressa doucement la tête du chat – duquel il avait promis à sa petite fille de s'occuper durant ses cinq jours d'absence – et descendit au rez-de-chaussée saluer Georg. Il le connaissait assez bien, étant un client fidèle à son père, mais était tout de même nerveux à l'idée de laisser sa petite fille partir seule.

« Allez grand-père! Fait pas cette tête! Il ne m'arrivera rien et puis, je ne suis plus une enfant, sourit Anke.
- Je sais, mais je n'y peux rien! Tu comprendra ça plus tard.
- Sans doute.
- Allez, filez ! Et surtout, n'oublie pas de m'appeler à chaque jours, compris ?
- Oui oui! À dans cinq jours! »

Elle embrassa la joue de son grand-père et sortit de la maison, Georg avec sa valise à la main derrière elle.

« Je peux la porter, si tu veux.
- Non mais oh. Je suis un homme galant, moi. Et puis de toute façon, il n y a que deux mètre avant d'arriver ! »

La jeune fille rigola quelques seconde avant de lui faire un croche pied. Il passa proche de se retrouver au sol, mais se rattrapa de justesse. Il déposa la valise dans le coffre de son auto et se retourna vers l'adolescente qui était plié de rire. Il l'attrapa par le poignet et lui ébouriffa les cheveux avant de prendre place du coté conducteur. Anke vient vite se placer à sa droite et le vrombissement de la Toyota Supra résonna dans la cabine et Georg remonta l'allée terreuse et s'engagea sur la route.

« Alors, tu lui as dit quoi finalement à ton grand-père pour qu'il te laisse partir ?, demanda Georg en regardant du coins de l'½il la jeune fille.
- Je lui ai dit que je rendais visite à des amis.
- Et tes cauchemars ?
- De plus en plus présent et de plus en plus incompréhensible. »

Georg déplaça sa main qui était sur le levier de vitesse sur celle d'Anke. Au cours des deux dernières semaines, ils s'étaient beaucoup rapproché et Anke lui avait raconter une partie des choses étrange qu'elles vivaient depuis sont arriver, omettant bien sur les flash-back avec les membres de la famille Kaulitz. Il y avait également eu plusieurs rapprochement avec le dénommé Macky. Chaque soirs, il venait à sa fenêtre et ils passaient la soirée à parler d'un peu de tout. Anke le considérait comme un frère, un complice. Elle n'avait pas vraiment compris d'où ce sentiment de confiance qu'elle avait envers lui venait, mais elle n'y portait pas vraiment attention. La seule chose qui l'a troublait, était le fait qu'il ne voulait pas lui divulguer son nom –bien qu'elle s'en doutait de plus en plus- et qu'il ne voulait pas qu'elle parle de lui à qui que se soit. Elle n'avait pas poser de question et c'était contenter d'acquiescer.

Anke brancha son Ipod à la radio et les chansons défilèrent les unes après les autres. Le regard de la jeune fille se perdit dans la verdure des plaines abondantes qui longeaient la route. Elle déposa son front contre la vitre. Les rayons du soleil avaient réchauffer sa peau et elle frissonna au contact de la fraîcheur de la vitre. Ses yeux se fermèrent et elle replongea bien vite dans des ses rêves troublants.

[ ... ]

Une légère secousse tira l'adolescente du pays des rêves. Elle bailla bruyamment et s'étira sous le regard amusé du châtain. Un regard aux alentour lui fit comprendre qu'ils étaient enfin arrivés dans la grande ville d'Hambourg. À l'ouest, le soleil amorçait lentement sa descente, diffusant dans le ciel une douce couleur rose orangé.

« Bien dormis?, demanda l'aîné, un sourire attendris accroché aux lèvres.
- Désolé, répondit-elle en rougissant légèrement.
- C'est pas grave, Anke, rigola-t-il. Heureusement qu'on a les même goûts musicaux sinon je ne te garanti pas que tu aurais dormis aussi longtemps. »

La jeune fille rie quelques minutes pis ils sortirent du véhicules. Anke grimaça en frottant vigoureusement ses cuisses endolories par les heures passées dans la même positions. Elle leva les yeux sur l'imposante bâtisse qui lui faisait face. Elle était immense, la façade était blanche et le toit bleuté. Le drapeau aux couleurs de l'Allemagne dansait fièrement sous les douces cascade du vent frais d'octobre. Cinq étoiles dorés étaient parfaitement alignées au dessus des lettres dorés situé au dessus des portes tournantes qui menait au hall d'entrée. Vier Jahreszeiten. Un hôtel renommé à travers le pays.

« C'est.. c'est là qu'on va dormir pendant cinq jours ?, questionna Anke, le regard plein d'étoile.
- Oui, j'ai réservé les deux plus belle chambre de l'hôtel!
- Mais.. mais tu n'aurais pas dû! Une simple auberge m'aurais suffis! Tu t'es sûrement ruiné! »

Georg éclata de rire devant la mine paniquer de la jeune fille.

« Rassure-toi, mon oncle est propriétaire de cet hôtel et comme la saison est plutôt calme, il a gentiment offert de nous réserver les plus belles chambres. »

La jeune fille ferma les yeux en soupirant de soulagement. Elle se serait sentie affreusement mal s'il avait débourser autant d'argent pour elle.

« Mais j'aurais aimé te le payer. »

La jeune fille fronça les sourcils et regarda le garçon. Un sourire s'étira aux coins de ses lèvres et elle baissa légèrement la tête, ramenant une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Tu n'a pas besoin de m'offrir quelque chose qui vaut si cher. Les petites attentions sont toujours les meilleures. »

Elle releva la tête et, avec le soleil, ses joues devenues pourpres étaient clairement visibles. Elle se racla la gorge et retira la veste qu'elle avait enfilé plus tôt dans la journée. Il faisait beaucoup plus chaud en ville qu'au village.

En passant la porte tournante, Anke se senti mal à l'aise dans son slim, son t-shirt noir avec des motifs argentés et ses convers noirs, légèrement grisâtre aux extrémités. Costume, robes, souliers cirés et talons hauts semblaient être les principaux habits des personnes logeants dans cet établissement.

« Bonjour, pourriez-vous dire à M.Listing que son neveu est là ? Merci. »

Georg s'accouda au comptoir et piocha dans le bol qui contenait des menthes. Il regarda Anke qui semblait embarrassé.

« Tout va bien?, la questionna-t-il.
- Ouais. Disons juste que je fais un peu tâche dans le décors.. »

Georg ria quelques secondes avant qu'un homme ne fasse irruption dans le hall. Plutôt de la même carrure que lui, les cheveux de la même couleurs et les même yeux, Anke devina immédiatement qu'il s'agissait de l'oncle de Georg. D'un signe de tête, l'homme habillé d'un costard les invitas à les suivre dans ce qui semble être une salle de conférence. Une fois la porte en vitre givrée fermée, l'homme dénoua sa cravate et déboutonna le premier bouton de sa chemise blanche, prenant un air beaucoup plus décontracter.

« Je ne m'habituerai jamais à te voir en costard, tonton, rit Georg.
- Et moi je ne m'habituerai jamais à ces foutus cravates!, répliqua-t-il. »

Les hommes rirent en se serrant la main.

« Au fait, je te présente Anke.
- Content de te rencontrer enfin! Georg m'a beaucoup parlé de toi.
- Vraiment? En bien j'espère! »

Les joues de Georg s'empourprèrent –sans que la jeune fille s'en aperçoive, et d'un regard paniqué, il fit comprendre à son oncle de ne pas gaffer sur ce coup.

« Bien sur! Il t'apprécie beaucoup, tu sais?
- Oui, et c'est réciproque, répondit-elle en faisant un clin d'½il au concerné.
- Bien ! Alors, je ne vous retiens pas plus longtemps, j'imagine que vous êtes fatigués. Voilà les clefs de vos chambres au quatrième étage. Si jamais vous avez le moindre problème, n'hésiter pas à contacter la réception ! Bonne nuit les jeunes. »

Il gratifia sa dernière phrase d'un clin d'½il douteux et les accompagnas jusqu'à la porte qu'il referma derrière eux. Anke et Georg marchèrent jusqu'à l'ascenseur et les portes chromés s'ouvrirent automatiquement. Ils entrèrent dans la petite cabine et le garçon appuya sur le bon étage.

« Sympa ton oncle, dit la jeune fille en esquissant un sourire. »

Pour seule réponse, Georg sourit légèrement et fut prit d'un intérêt soudain pour le carrelage fraîchement ciré. Une petite secousse fit sursauter légèrement l'adolescente et les portes s'ouvrirent. Ils sortirent et s'arrêtèrent devant la porte de leurs chambres respectives, soit l'une en face de l'autre. Ils se souhaitèrent la bonne nuit et, avec hésitation, Georg s'avança vers la jeune fille pour lui embrasser la joue. Il ne prit même pas la peine de regarder sa réaction et entra rapidement dans sa chambre. L'adolescence esquissa un sourire et glissa la carte magnétique pour ouvrir la porte. Ses bagages étaient déjà dans la chambre. Elle ouvrit les lumières et s'extasia de la beauté de la pièce. Tout les murs étaient peint d'un beige pâle et un grand lit baldaquin trônait au centre d'un des murs. Les meubles étaient parfaitement assortis avec la peinture et des accessoires tels que les coussins ou le couvre-lit ressortaient grâce à leurs couleurs bourgogne. Elle entra dans la salle de bain qui, à elle seule avait presque la grandeur de sa chambre. Elle alluma l'eau du bain et versa quelques gouttes d'un bain moussant aromatisé. Elle tamisa la lumière, retira ses vêtements et lorsque la baignoire fut remplie, entra dans l'eau chaude. Elle s'enfonça un peut plus dans son bain, jusqu'à en avoir de l'eau au cou et soupira d'aise.

[ ... ]

Le lendemain matin, Anke fut réveillée par la sonnerie de son portable. Elle l'attrapa, coupa la sonnerie et jeta l'appareil plus loin sur le lit. Elle s'étira de tout son long et soupira. Elle s'extirpa difficilement des draps, encore endormie, et se dirigea vers sa salle de bain où elle pris une douche rapide. Elle essora ses longs cheveux à l'aide d'une serviette et décida de les laisser sécher à l'air libre.

Après avoir commander son petit déjeuner et l'avoir manger, Anke alla se brosser les dents. Elle retourna dans la chambre pour prendre son manteau et au même moment, trois coups résonnèrent dans la pièce. Elle se dirigea vers la porte, essayant vainement de faire passer son bras dans la manche du manteau, et ouvris à un Georg tout sourire.

« Bon matin Anke, lança-t-il joyeusement.
- Salut Georg, bien dormis ?
- Ouais. D'un autre coté, je vois pas comment on pourraient mal dormir sur un matelas qui vaux plus cher que ma maison ! »

L'adolescente éclata de rire et poussa gentiment Georg dans le corridor. Elle ramassa son sac et le rejoignis rapidement.

[ ... ]

Le regard d'Anke se perdit dans la foule. À l'intérieur de la voiture de Georg, le volume de la radio était presque au maximum mais ne couvrait toujours pas la cacophonie urbaine des rues agitées d'Hambourg. Les conducteurs bramaient contre tout, les piétons se bousculaient pour se rendre le plus vite possible à la station de métro ou à l'arrêt de bus le plus proche, des téléviseurs géant placés sur la façade des immeubles laissaient défilés plusieurs annonces pour différants produits en vente. Tout ce bruit ! S'en était presque agressant.

« Je me demande comment j'ai fait pour vivre dix-sept ans à Berlin!, songea Anke. »

Néanmoins, ils finirent par arriver en un seul morceaux devant l'Université médical d'Hambourg. [ <- Ceci est purement fictif ] Après une dizaine de minutes et avoir fait minimum cinq fois le tour de l'établissement, Georg réussit à trouver un endroit où se garer.

La bruit de la semelle de leurs chaussures, heurtant le carrelage fraîchement ciré, résonnait contre les murs recouvert de diverses annonces ou offres d'emplois. Les portes des classes étaient fermé, et malgré cet obstacle, les voix puissantes des professeurs se mélangeais dans une étrange cacophonie assourdissante. Ils traversèrent le bâtiment et arrivèrent enfin aux dortoir. Il s'engagèrent dans celui réserver aux garçon et prirent l'ascenseur pour se rendre au deuxième étage. Le couloir étaient vide, malgré les quelques feuilles de note de cours qui jonchaient ici et là. Ils trouvèrent bien vite la porte identifier au nom de Gustav. Georg toqua trois coup et un bruit sourd se fit entendre de l'autre coté de la porte.

# Posté le dimanche 04 mai 2008 20:25

Modifié le jeudi 07 août 2008 23:06