Chapitre Quinze

Chapitre Quinze
Un jeune homme, un peut plus petit que Anke leurs ouvrit. Ses lunettes à montures noir était accroché au col de son t-shirt de la même couleur avec pour centre, le dessin d'un père Noël prenant du bon temps avec une blonde bien formée. La jeune fille esquissa un sourire amusée et remonta son regard dans celui du dénommé Gustav. Les deux hommes se serrèrent la main et le petit blond les invitèrent à entrer dans sa chambre.

Une moquette bourgogne occupait toute la pièce, excepté la salle de bain. Un lit simple était placé parallèlement à un des quatre murs tandis que sur le murs d'en face s'étendait une imposante bibliothèque murale remplis de diverses ½uvres médicales, psychologiques et même quelques modèles réduit du cerveau. Anke observa les différentes ½uvres que le meuble en chaîne contenait, laissant les deux garçons à leurs retrouvailles. Elle était entrain de feuilletée un livre sur la schizophrénie lorsque Gustav s'approcha d'elle.

« Alors, j'ai réussi à obtenir l'autorisation pour te faire visiter l'institut psychiatrique dans lequel je travail, et aussi celui où Bill à été interné. Tu es prête à y aller ?
- Oui, bien sur. »

Il redescendirent au rez-de-chaussée pour prendre la voiture de Georg. Ils empruntèrent l'autoroute principale et roulèrent une vingtaine de minutes jusqu'à arriver à la sortie de la ville. Ils tournèrent à un intersection et s'engagèrent sur une route déserte. Au bout de cette route, une bâtisse en béton, sans fenêtre se dessinait peu à peu. Georg se gara devant l'entrée.

Au milieu du hall, un immense bureau en forme de cercle servait de réception. Un homme avec un uniforme de sécurité, assis derrière un ordinateur et plusieurs moniteurs qui montraient les différents couloirs des étages supérieurs, les accueillis d'un regard dubitatif. Gustav signa le registre et glissa sa carte magnétique dans la petite fente pour ouvrir la porte chromé qui les menèrent dans un court couloir blanc, avec au fond une autre porte similaire à celle qu'ils venaient de passer. Une caméra de surveillance bougea, captant leurs moindres gestes. Gustav ouvrit la seconde porte qui les mena à un couloir tout aussi blanc mais, cette fois-ci, une porte étaient situé au milieu du mur de droite.

« C'est la salle des employés, leur expliqua le blond. Vous allez m'attendre ici. Je vais aller chercher tout les dossiers de Bill et je vous les rapporte dans quelques minutes. »

Le petit blond referma la porte de la salle des employés, laissant derrière lui Georg et Anke. La jeune fille laissa ses yeux parcourir la pièce et soupira en insérant une pièce dans le distributeur de café. D'un mouvement de tête, elle en offrit un a Georg qui refusa. Elle alla s'asseoir à ses cotés et soupira, le regard fixer sur la trotteuse rouge de l'horloge.

Gustav ne réapparut qu'une trentaine de minutes plus tard, une boite en carton dans les mains.

« Désolé d'avoir été si long, je t'ai fait des copie des vidéos et des dossiers pour que tu puisse les garder.
- Merci beaucoup Gustav, c'est vraiment très gentil de ta part.
- Ça me fait plaisir Anke! Autant mettre toute les chances de mon coté si je veux comprendre cette histoire moi aussi. Je vais allez distraire le gardien pour vous laissez passer. Essayer de cachez la boîte le plus possible. »

Georg et Anke remercièrent encore une fois Gustav pour son aide précieuse et sortirent de l'établissement sans se faire remarquer par le gardien de sécurité. À l'extérieur, le ciel morne semblait prêt à déverser ses larmes dans les rues d'Hambourg.

[ ... ]

Pour se rendre à l'hôtel, Georg emprunta un chemin différent à celui de l'allée, histoire de visiter un peu cette ville si mouvementée. Ils s'arrêtèrent dans un petit café pour manger et discuter. Lorsqu'ils en sortirent, à leurs grands étonnement, le ciel commençait déjà à s'assombrir. Ils ne croyaient pas être resté si longtemps à l'intérieur.

[ ... ]

« Je te laisse ici, Anke. J'ai promis à mon oncle que j'irais le voir aussitôt que je rentrerais. Passe une bonne soirée »

Georg déposa ses lèvres sur la joue de la jeune espagnol et partit en direction de l'ascenseur. Anke esquissa un sourire et entra dans sa chambre. Elle déposa le carton sur son lit et se dirigea rapidement vers la salle de bain.

Après avoir pris sa douche, Anke enfila rapidement un boxer et un débardeur puis alla s'asseoir sur son lit, le carton contenant les dossiers et effets personnels de Bill devant elle. Elle éparpilla le contenu de la boîte sur le matelas et farfouilla parmi les papiers et divers objets. Elle tomba sur une chemise en carton tellement épaisse qu'elle du s'y prendre à deux mains pour la soulevée. Anke, ne comprenant rien au jargon médical, ne fit que survoler les quelques centaines de feuille. À plusieurs reprises, elle aperçut le mot « Personnalités multiples ». Intrigué, elle reposa le dossier sur le lit et s'empara d'une cassette vidéo qui se cachait sous une peluche aux yeux exorbités. Un morceaux de ruban gommé avait été collé sur le devant de la cassette et des dates étaient avaient été inscrite dessus avec un marqueur permanent.

Bill Kaulitz ; 2001 – 2007

Anke se leva et se dirigea vers le meuble en bois sur lequel reposait la télévision. Elle s'assit sur la moquette et ouvrit les deux panneaux à l'intérieur desquels se trouvait un magnétoscope. Elle inséra la cassette dans la fente et hésita avant d'appuyer sur le bouton de lecture. Elle ferma les yeux et soupira en inclinant légèrement la tête vers le haut, massant sa nuque. Elle ignorait si elle était vraiment prête à découvrir l'identité de Bill Kaulitz, même si elle avait un immense doute. Sentant un courant d'air froid lui parcourir l'échine, Anke ouvrit les yeux dans une moue d'inconfort. Un cris resta bloquer dans sa gorge lorsqu'elle aperçut la silhouette d'une dame, debout derrière elle, se reflété dans l'écran de télévision . L'adolescente se retourna vivement pour faire face au vide. La silhouette avait disparut.







Réponse à Andréa :
___________________


Je ne sais pas encore. Quand ça va me tenter ;)


X




# Posté le samedi 12 juillet 2008 15:28

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 19:12

Chapitre Seize

Chapitre Seize
Seul la respiration bruyante et saccadée comblait le vide de la chambre. Anke, la main droite posé sur son c½ur, ferma lentement les yeux en soufflant brièvement. Elle commençait sérieusement à douter que tout ceci n'était autre que le fruit de son imagination, ou était simplement le résultat d'un trop gros manque de sommeil. Elle se retourna, et se résigna enfin à appuyer sur le bouton de lecture. Elle rejoignit son lit et, à l'aide de la télécommande, alluma le téléviseur.

L'image que lui projeta l'écran lui fit légèrement plisser les yeux. La scène enregistrer ne datais pas d'hier donc la qualité de la vidéo laissait fortement à désirer. L'écran fut parcouru de ligne noir partant du bas et montant vers le haut. Après quelque minutes, tout se stabilisa et devint nettement plus claire.

Un homme vêtu d'une blouse blanche était assis dans une pièce qui, malgré la porte en métal et l'imposant miroir qui était sans l'ombre d'un doute une fenêtre, ressemblait à ce que l'on pourrait qualifié de « chambre ». Bien sur, c'est sans compter que tout objet imposant était vissé à même le sol et que les murs était couvert d'une rembourrure épaisse. Le lit, simple matelas reposant sur une base en métal rouillée, occupait un coin de la pièce tandis que sur le mur d'en face, centrer en plein milieu, reposait un meuble en bois, faisant office de bureau. Assis devant, un petit garçon aux cheveux aussi noir qu'une nuit sans lune gribouillais des choses imperceptible du à la mauvaise qualité de l'image. Un léger sourire étirait ses lèvre rosées, un sourire innocent, un sourire d'enfant. Si Anke l'avait croiser dans la rue, jamais elle ne se serait douter une seule seconde des actes horribles et sanglants que ce petit être avait posé.

Le zoom, que la caméra effectuait pour capter une image plus nette du visage de Bill, s'effaça lentement pour filmer à nouveau la pièce en entier. L'homme qui juste là écrivait son charabia habituel dans un cahier se leva et se dirigea lentement vers le jeune enfant, comme s'il le craignait. Arriver à sa hauteur, il déplaça doucement une petite pile de feuille et déposa sa fesse gauche sur le coin du bureau. Bill leva ses yeux marron dans celui du psychiatre et lui sourit de toute ses dents. L'homme sembla souffler de soulagement et passa affectueusement sa main dans les cheveux ébènes de l'enfant.

« Alors, mon petit Bill. Que dessines-tu ?, questionna le médecin.
- Je l'ignore. répondit-il en essuyant ses petite mains maculés de fusain à l'aide d'un mouchoir. »

L'homme regarda vers le miroir et fit signe aux personnes derrière de faire un zoom sur le dessin. Plus l'image s'agrandissait, plus Anke avait des sueurs froides. Sur la feuille était dessiné une femme qui souriait. Ses dents était effilées et jaunit. La même femme qui hantait nuit après nuit les cauchemars de Anke.

« Tu semble obnubilé par cette femme, Bill. Ce n'est pas la première fois que tu la dessine. Qui est-elle ?
- Je n'en ai aucune idée.
- L'a tu déjà rencontré?
- Oui.
- Où ça?
- Dans mes rêves.
- Mais, l'a tu déjà rencontrer dans la vrai vie?
- Oui.
- Où ?
- Chez moi.
- C'était une amie de tes parents?
- Non. Ils ignoraient qu'elle était là.
- Tu veux dire, que tu était le seul à la voir ?
- Oui. Je suis celui qu'elle à choisit.
- Choisit pour quoi exactement ? Éliminé un par un les membres de ta famille ?
- Il fait beau aujourd'hui. Vais-je pouvoir aller à l'extérieur ?
- Bill, je t'ai posé une question. Est-ce elle qui ta demander de tué ta famille? , reprit le médecin plus fermement.
- Et vous ne répondez pas à la mienne. Vais-je pouvoir aller prendre l'air, ou être obliger de passer une journée de plus entre ses quatre putain de mur ? , répliqua le jeune enfant d'une voix plus rocailleuse. »

Un sourire malsain déforma le visage angélique du petit garçon et il s'inclina lentement sur sa chaise, déposant son front contre le bois du meuble.

« Bill ?
- Mmh mmh , nia le jeune garçon qui éclata de rire dans la seconde suivante. »

La jeune fille sursauta. Le rire de Bill n'avait rien d'humain. Sa voix était si grave. Sur le coup, Anke se surpris à trouver une ressemblance entre la voix du jeune garçon et celle de la jeune fille du film l'Exorcisme.

« Qui est là ?, repris le médecin. »

Il n'obtint aucune réponse.

« Comment vous appelez-vous ? »

Encore là, il n'obtint aucune réponse.

« Vous ne voulez pas me parlez ?, poursuit-il.
- Non, répondit Bill en insistant longuement sur le « O » de sa voix rocailleuse.
- Pourquoi ? »

Bill se releva d'un coup, faisant sursauter le médecin. Son visage était complètement déformer dans une étrange grimace de haine. Il s'avança vers l'homme et se posta à quelque centimètre de son visage. Un sourire naquit sur ses lèvres.

« Parce que vous n'êtes rien. Vous êtes plus bas qu'une sous merde. Vous n'êtes qu'un enculé de fils de pute. »

L'image coupa pour montrer une scène similaire à l'exception des cheveux de Bill qui avaient poussées. Anke regarda les chiffres dans le coins droit de l'écran et constata qu'une année avait passé. Elle appuya sur la petite flèche sur la télécommande et avança jusqu'à ce qu'elle aperçoivent l'année 2007 en bas de l'écran.

Elle appuya sur lecture et observa les changements dans la « chambre ». Sur les mûrs, des centaines de photos, dessins et textes étaient épinglés. Le sol ainsi que le bureau étaient recouvert de feuilles, vierges ou non. Dans le coins droit, une masse sombre contrastait avec la clarté de la pièce. Bill était recroquevillé sur lui-même, le menton posé sur ses genoux et ses mains sur ses mollets. Il regardait la pièce d'un air désintéresser, semblant trouver le temps long. Lentement, il se redressa et avança jusqu'au bureau, écrasant les divers feuille sur le sol. Il tira la chaise du bureau et s'assit devant celui-ci. Il souleva plusieurs piles de papier et attrapa un petit cahier à la reliure rouge sang. Il l'ouvrit et commença à écrire.

Anke se leva précipitamment du lit en appuyant sur pause. Elle se rapprocha du téléviseur et regarda attentivement le cahier qui, elle était sûre, ne lui était pas inconnue. Elle se creusa la tête à s'avoir où elle avait bien pus voir se journal, lorsque la réponse lui sauta aux yeux.

Flash Back

Elle ouvrit les tiroirs du meuble placés devant les deux fenêtres en demi-cercles. Plusieurs feuilles y était encore présentes. Des partitions de musique, des dessins, des devoirs et même un petit cahier noir.

« Un journal intime !? »

Il était remplis. Une écriture simple, délicate. Elle le referma et le plaça là ou elle l'avait trouvé.

Fin flash back

Avec les événements qui s'étaient enchaînés et le reste des meubles à transporter dans la nouvelle maison, Anke l'avait complètement oublier. À vrai dire, elle n'avait même pas retoucher à ce tiroir depuis ce jour.

Anke soupira et éteignit le vidéo. Après tout, il n'y avait rien de révélateur sur cette bande vidéo. Elle retira la cassette du magnétoscope et retourna s'asseoir parmi les dizaines de feuilles étalés sur le lit. Elle les feuilleta un instant et renonça à continuer pour ce soir. La fatigue envahissait peu à peu son corps et ses paupière peinaient de plus en plus à rester ouvertes.

Elle remis tout les documents dans la boîte et la déposa au pied du lit. Elle éteignis les lumière et s'engouffra sous la couette, frissonnant à la fraîcheurs des draps de soie. Anke se tourna sur sa gauche et laissa son regard se perdre dans la noirceur du ciel qu'elle arrivait à voir grâce à la baie vitrée. Ses yeux dérivèrent un instant vers le sol, où une photo de Bill avait glisser du lit. Elle étendit le bras et regarda la photo. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres. Elle replongea son regard dans les ténèbres de la nuit, sachant qu'à ce moment même, un androgyne faisait la même chose, avant de murmurer ses quelques mots :

« Bonne nuit, Macky. »

# Posté le mardi 15 juillet 2008 14:32

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 10:26

Chapitre Dix-sept

Chapitre Dix-sept
Ellipse de 3 jours

La pluie s'abattait violemment contre la carrosserie de la toyota supra que conduisait prudemment Georg. Les nuages étaient gorgées d'eau et ne se lassaient pas de déverser leurs torrents depuis plus de deux heures maintenant. De temps en temps, un coups de tonnerre vrombissait du ciel coléreux, jouissant de l'opportunité de tirer à chaque fois la jeune adolescente de son demi sommeil.

Ayant perdu espoir de terminer récupérer ses heures de sommeil manquantes, Anke se redressa correctement sur le siège passager et lança un regard en biais au conducteur. L'esquisse d'un sourire amusé naquit aux coins des lèvres de la jeune adolescente en voyant l'air concentré du garçon à sa gauche. Il n'avait pas remarquer le réveille de la jeune fille et ses lèvres se mouvaient en des paroles muettes, comme s'il se parlait. Anke ne put retenir un rire de s'échapper d'entre ses lèvres scintillantes –du à son gloss aux fraises dont elle adorait le goût- ce qui sembla sortir Georg de sa conversation avec lui-même. Tout en gardant un ½il prudent sur la route, il tourna brièvement sa tête sur sa droite, sourcils froncés en signe d'incompréhension.

« Tu te racontais des choses intéressantes?, questionna la jeune fille, amusée.»

Georg laissa échapper un petit rire nerveux, avant de se racler la gorge, faisant ainsi rire sa cadette. Il posa affectueusement sa main sur la tête d'Anke avant d'emmêler ses cheveux en lui tirant la langue.

[...]

Les cailloux crissèrent sous les pneu de la voiture de Georg lorsque celui-ci s'engagea dans l'allée rocailleuse qui menait à la maison d'Anke. Il se gara avant de descendre aider Anke à entrer ses valises dans la maison. Sur la galerie, Amadäus et le père Nikolaus buvait tranquillement une tasse de thé en discutant.

[ ... ]

Anke remonta ses manches pour la énième fois en soupirant, faisant virevolter une mèche de cheveux qui s'échappait de l'emprise de l'élastique qui retenait ses cheveux en chignon. Elle replongea ses mains dans l'eau savonneuse et repris l'assiette qu'elle avait laisser glissée au fond de l'évier. Amadäus avait insisté pour que Georg et Nikolaus reste à souper et ceux-ci avaient finit par acceptés. En ce moment, les trois hommes parlait et riaient dans le salon, pendant qu'Anke lavait la vaisselle en bougonnant, seulement accompagné du bruit sourd que faisait la théière et de la pluie fine qui martelait les carreaux des nombreuses fenêtre de la pièce.

C'est un rire, maintenant familier, qui sortit Anke de ses pensées. Elle tourna la tête sur sa gauche et grogna en apercevant Georg, les bras croisé, appuyer contre l'encadrement de la porte, un sourire moqueur aux lèvres.

« Je peux s'avoir ce qui te fait rire ?, maugréa la jeune fille.
- Toi.
- À ouais? Sa te dirais de venir m'aider au lieu de te foutre de ma gueule?
- Hey ! C'est moi l'inviter. J'étais simplement venu te dire que je voulais un peu de lait dans mon thé, merci. »

Anke se retourna, choquer, cria le nom de son ami et eu pour seul réponse le mélange des trois rires des hommes au salon.

[ ... ]

Anke salua une dernière fois les deux hommes avant de rentrer à l'intérieur. Un soupir de bien-être s'échappa de ses lèvres lorsque la chaleur l'enveloppa. Le mois d'octobre était vraiment frisquet, cet année. À cette pensée, Anke sursauta. Un regard sur le calendrier lui indiquait que nous étions le 28 octobre. Dans trois jours, elle sera majeur.

L'adolescente poussa un soupire d'exaspération et monta dans sa chambre en criant un « bonne nuit » à son grand-père qui écoutait la télé au salon. Elle traversa le long corridor illuminé par-ci par-là par les chandelles accrochées aux murs. Elle monta l'escalier qui menait à sa chambre et referma la porte derrière elle. La fraîcheur de la pièce la fit frissonner. En face d'elle, les rideaux translucides dansaient gracieusement devant la fenêtre ouverte. Fenêtre qui, elle était sûre, était fermé lors de son arrivée.

# Posté le vendredi 05 septembre 2008 20:31

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 09:35

Chapitre Dix-huit

Chapitre Dix-huit
Frottant rapidement ses mains sur ses avant-bras, la jeune fille s'avança craintivement vers la fenêtre, prenant garde de ne pas buter contre quelconque objets traînant au sol. Elle resta un moment appuyé conte le rebord de la fenêtre, laissant l'air glacial pénétrer ses poumons. Une lourde odeur de fumé capta son attention. Elle porta son regard sur l'autre coté de la rive, où elle aperçut un groupe de jeune entrain de festoyer autour d'un feu et d'une caisse de bière.

Elle regarda un moment le reflet des flammes dansant sur l'eau agitée de la rivière et se décida à fermer la fenêtre. Le nez rougis et les mains gelé, Anke se dirigea vers sa table de chevet et en ouvris le premier tiroir, cherchant à tâtons la boîte d'allumette qu'elle était certaine d'avoir mise là la dernière fois. Elle retint un cris de victoire lorsque sa main effleura la petite boîte en carton et gratta une allumette. Elle se dirigea rapidement vers les chandeliers accrochés aux murs et alluma une à une les bougies. Lorsqu'elle eu terminer, elle jeta les cinq allumette dans la corbeille et s'étira en soupirant d'aise. Les bougies diffusaient une douce lumière et Anke regarda l'ombre des flammes se refléter contre les murs, avant de décider d'enfiler son pyjama.

[...]

Assise devant son ordinateur, Anke lisait, avec un sourire aux lèvre, le dernier e-mail envoyer par ses amies. Anke les avaient mit au courant des dernière nouvelles, notamment du fait qu'elle se rendait à Hambourg pour y rencontrer Gustav. Annick et Élodie c'étaient montrer très compréhensives et semblaient même s'intéresser d'avantage à la nouvelle demeure de leurs amie.

Après leurs avoir écris un message leurs racontant la rencontre avec Gustav et tout ce qu'elle avait découvert, Anke envoya le message, prenant garde bien sur de ne pas révéler l'identité de « Macky ». Elle ferma son modem et se dirigea vers la salle de bain, se brossa les dents ainsi que les cheveux et regagna sa chambre. Elle souffla sur toute les bougies et s'engouffra sous son épaisse couverture. Lorsqu'elle se tourna sur la droite, quelque chose lui piqua le dos de la main. Curieuse, elle se releva et tira sur la chaînette de sa lampe de chevet. Elle prit l'objet en question et sourit doucement en regardant la rose noir reposant dans ses mains. Un bout de papier était enroulé au bout de la tige. Anke le déplia soigneusement.

« Désolé »

Pas besoin d'être devin pour savoir qui lui avait écrit ce mot et pourquoi. La jeune espagnole esquissa un sourire et posa délicatement la rose sur sa table de chevet. Elle éteignit la lampe et cala sa tête dans son oreiller avant de sombrer dans un profond sommeil hanté de personnages étranges.

Le lendemain matin, un bruit de verre cassé réveilla brusquement Anke. Elle se leva précipitamment et se dirigea au rez-de-chaussée où elle trouva son grand-père, agenouillé entrain de ramassé les plus gros morceaux de l'ancien vase asiatique qui reposait sur la table basse du salon.

« Attend, grand-père ! Je vais chercher le balais.
- Merci ma puce. »

L'adolescente se dirigea donc vers la porte menant au sous-sol. Lorsque sa main entra en contact avec la poignée de métal, un frisson lui parcouru l'échine. Elle soupira d'agacement. Après tout, pourquoi avoir peur ? Ce n'était qu'un sous-sol, non ?

La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre, enfonçant un peu plus Anke dans sa peur. Elle tira sur la chaînette pour allumer l'ampoule, qui clignota quelque seconde avant de s'allumer pour de bon, et descendit une à une les marches ébréchés menant vers la cave. La pièce sentait le renfermé et l'humidité. Après avoir galéré pour trouver l'interrupteur, Anke se dirigea vers le fond de la pièce, là où le balais reposait contre un mur. Elle en saisit le manche et pivota sur ses talon, reprenant rapidement la route vers l'escalier.

Elle n'eut le temps de poser son pied contre le bois usée des marches de l'escalier qu'un bourdonnement lui agressa les oreilles. Elle se retourna vivement. Sa main droite posé contre la rampe se resserra et ses yeux se plissèrent, tentant de percevoir le moindre mouvement suspect. Le bourdonnement sembla s'effacer doucement, laissant place à d'étranges murmures qu'Anke ne comprenait pas. Elle s'avança doucement vers le centre de la pièce, laissant le balais accoté contre le mur adjacent l'escalier. Elle ne sut pourquoi, mais elle était terriblement attirée vers la porte condamné. Elle posa ses main contre les blocs de béton fissuré et y posa son front, lâchant un soupir d'apaisement. Ses ongles raclaient lentement la surface âpre, comblant le silence sinistre par un petit bruit de grattement.

Soudainement, les chuchotements reprirent et Anke était persuadée qu'ils provenaient de derrière le mur. Semblant reprendre conscience, Anke sursauta et recula précipitamment. Elle voulut courir en sens inverse, mais ses jambes lui semblèrent cloués au sol. Seul un gémissement étouffé s'échappait de sa gorge et ses grands yeux bleu étaient écarquillés, parcourant la pièce dans tout les sens. Les murmures semblèrent se rapprocher de plus en plus, jusqu'à s'éteindre. Malgré cela, la peur d'Anke s'amplifia. Elle était persuadé de sentir une présence, juste devant elle.

Anke ressentit un malaise, qui l'obligea à se plier en deux. Elle avait l'impression que son c½ur ne pompait plus du sang, mais de l'eau glacée. Une sensation étrange de picotement lui parcouraient les membres et une épaisse fumée blanchâtre s'échappait d'entre ses lèvres. Ses cordes vocales émirent un faible gémissement de douleur.

Puis, aussi soudainement que cela avait commencer, tout se stoppa et Anke s'écroula au sol, inconsciente.





Je ne l'ai pas corrigé, désolé pour les fautes.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 14:41

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:52

Chapitre Dix-Neuf

Chapitre Dix-Neuf
Le visage de la jeune adolescente se crispa dans une moue d'inconfort. Elle ouvrit lentement les yeux, papillonnant rapidement des paupières pour tenter de s'adapter à la clarté – pourtant faible- de la pièce et s'aida de ses mains pour se hisser sur ses pieds. Un éclair de douleur lui encercla le crâne et elle fut pris d'étourdissements. Le dos de la main appuyé contre son front, Anke jeta un regard circulaire autour d'elle avant de rejoindre l'escalier. Sa fine main entoura le manche froid du balais dont elle s'en servit comme appuis pour gravir la première marche. Son regard se reposa une dernière fois sur la porte condamnée au fond de la cave, et un étrange sourire étira ses lèvres.

[ ... ]

Agenouillée sur le parquet du salon, Anke tenait le manche du porte poussière pendant qu'Amadäus s'affairait à balayer les petits bouts de verres restants. Lorsqu'il eut terminer, Anke se leva et alla mettre le déchets dans la poubelle. Elle soupira d'agacement lorsqu'elle vit le sac à ordure remplis à rebord. Elle attacha les coins et le sortit de la poubelle.

« Oh, merci ma chérie. Si tu pouvais mettre la poubelle sur le bord de la route, les vidangeurs passe demain matin. »

Le visage neutre d'Anke attira l'attention d'Amadäus lorsque celle-ci passa devant lui, mais il ne dit rien. L'adolescente enfila des ballerines et sortit à l'extérieur. N'étant qu'en t-shirt et jogging, le vent frais d'octobre la fit frissonner. Elle n'émit néanmoins aucune plainte et remonta le petit sentier de terre jusqu'à la route.

En refermant le couvercle en plastique de la poubelle, Anke leva les yeux et regarda, presque admirativement, le ciel se couvrir peu à peu d'épais nuages noirs, cachant le soleil, créant ainsi l'illusion d'être au beau milieu de la nuit. Un mince sourire vint étirer ses lèvres et c'est dans un soupir qu'elle rebroussa chemin vers la maison. Elle s'arrêta une vingtaine de mètre avant le perron et observa ce qui lui faisait face. Le vent s'était levé et se faufilait entre les branches squelettiques des arbres. S'ajoutait à cela l'imposante façade en bois de la maison qui, maintenant plus que jamais, donnait vraiment l'impression d'un film d'horreur.

Ellipse

31 octobre

Étouffant un crie, Anke se redressa dans son lit. Transpirante, le c½ur battant et le souffle court, elle tentait vainement de reprendre une respiration calme et régulière. Machinalement, ses yeux se posèrent sur son réveil.

3h00

Deux nuits que cela durait. Ses rêves, peuplés de cauchemars, la torturait jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux. Étrangement, elle n'arrivait jamais s'en souvenir.

Passant le revers de sa main contre son front moite, Anke posa les yeux sur sa veilleuse qui éclairait faiblement la pièce. Reposant doucement sa tête contre l'oreiller, Anke continua à fixer ce faible point de lumière jusqu'à ce qu'elle sombre à nouveau dans les bras de Morphée.

[ ... ]

Lorsqu'elle ouvrit les yeux pour la deuxième fois, les rayons du soleils filtrants entre les lattes de son store zébraient le plancher. Elle percevait, dans les halos de lumière, les fines particules de poussière virevolter dans l'aire. Fermant les yeux, elle étira tout les membres de son corps avant de rouler sur le ventre. Un soupir de bien-être franchis ses lèvres lorsqu'elle sentit les petites pattes de Devilish lui masser légèrement le dos. Elle adorait lorsqu'il la réveillait comme ça.

Le chat arrêta son « massage » et s'avança jusqu'au visage d'Anke. Il passa son museau contre sa nuque, la faisant frissonner et sourire. Elle se tourna finalement sur le dos et la petite boule de poil profita de l'occasion pour venir se blottir contre sa poitrine, coinçant sa petite tête entre le menton et le coup de la jeune femme. Cette dernière gratta pendant un moment le ventre de l'animal, qui l'en remerciait en ronronnant.

Commençant à somnoler, Anke décida qu'il était l'heure de descendre prendre son petit déjeuné. En s'engageant dans le couloir, Anke eut la désagréable sensation que toute les fenêtres de la maison eut été ouverte. Il faisait si froid qu'elle sentit sa colonne vertébrale trembler et ses dents claquer. Elle pénétra dans la cuisine et s'arrêta devant le frigo. Un mot d'Amadaüs y était scotché.

Je suis sortit faire quelques course. Je serai de retour pour le dîner.
Je t'ai préparé ton petit déjeuner. Il t'attend dans le frigo.

Je t'aime.

P.S. Joyeux anniversaire, ma puce.

Grand-Père.


Étouffant un soupir, Anke ouvrit la porte du frigo et découvrit un bol de fruits frais qui reposait sur la première tablette.

[ ... ]

L'horloge grand-père du salon sonna les onze heures et Anke soupira. Assise devant la télé, elle ignorait la stupide série américaine qui défiait devant ses yeux et portait son attention sur ce qu'il se passait à l'extérieur. D'épais nuages recouvrait le ciel et empêchait les rayons de les transpercer. Les brusques bourrasques de vent emportait avec elles les rares feuilles toujours accrochées aux minces branches des arbres, recouvrant le sol d'un tapis jaune-orangé. Parfois, les bourrasques étaient si puissante que les fenêtres en tremblaient.

La porte d'entrée tira cependant Anke de sa contemplation et la voix grave d'Amadaüse la fit grincer des dents.

- Bonjour Anke, tu va bien? Demanda gentiment le vieil homme.
- Oui.
- Tu as bien dormis?
- Oui.
- Alors, contente d'avoir enfin dix-huit ans ? Amadaüs semblait réticent face à l'indifférence d'Anke.
- Non.
- Pourquoi cela? L'homme sembla surpris.

Seul le silence lui répondit. Mal à l'aise dans cet ambiance, Amadaüs prétexta devoir aller déballer les courses pour s'éclipser. Lorsqu'il fut sortit de son champ de vision, Anke reporta son attention à l'extérieur.

« Viens, Anke. Viens avec moi. »

La voix féminine mais inconnue répétait sans cesse la même chose dans la tête d'Anke. L'adolescente se leva et marcha jusqu'à la porte d'entrée.










Désolé pour le manque de publication. Je n'est plus vraiment la tête ( et non l'envie ) à écrire.
J'ignore quand la suite sera là. désolé.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 16:10

Modifié le dimanche 15 février 2009 14:55