Une moquette bourgogne occupait toute la pièce, excepté la salle de bain. Un lit simple était placé parallèlement à un des quatre murs tandis que sur le murs d'en face s'étendait une imposante bibliothèque murale remplis de diverses ½uvres médicales, psychologiques et même quelques modèles réduit du cerveau. Anke observa les différentes ½uvres que le meuble en chaîne contenait, laissant les deux garçons à leurs retrouvailles. Elle était entrain de feuilletée un livre sur la schizophrénie lorsque Gustav s'approcha d'elle.
« Alors, j'ai réussi à obtenir l'autorisation pour te faire visiter l'institut psychiatrique dans lequel je travail, et aussi celui où Bill à été interné. Tu es prête à y aller ?
- Oui, bien sur. »
Il redescendirent au rez-de-chaussée pour prendre la voiture de Georg. Ils empruntèrent l'autoroute principale et roulèrent une vingtaine de minutes jusqu'à arriver à la sortie de la ville. Ils tournèrent à un intersection et s'engagèrent sur une route déserte. Au bout de cette route, une bâtisse en béton, sans fenêtre se dessinait peu à peu. Georg se gara devant l'entrée.
Au milieu du hall, un immense bureau en forme de cercle servait de réception. Un homme avec un uniforme de sécurité, assis derrière un ordinateur et plusieurs moniteurs qui montraient les différents couloirs des étages supérieurs, les accueillis d'un regard dubitatif. Gustav signa le registre et glissa sa carte magnétique dans la petite fente pour ouvrir la porte chromé qui les menèrent dans un court couloir blanc, avec au fond une autre porte similaire à celle qu'ils venaient de passer. Une caméra de surveillance bougea, captant leurs moindres gestes. Gustav ouvrit la seconde porte qui les mena à un couloir tout aussi blanc mais, cette fois-ci, une porte étaient situé au milieu du mur de droite.
« C'est la salle des employés, leur expliqua le blond. Vous allez m'attendre ici. Je vais aller chercher tout les dossiers de Bill et je vous les rapporte dans quelques minutes. »
Le petit blond referma la porte de la salle des employés, laissant derrière lui Georg et Anke. La jeune fille laissa ses yeux parcourir la pièce et soupira en insérant une pièce dans le distributeur de café. D'un mouvement de tête, elle en offrit un a Georg qui refusa. Elle alla s'asseoir à ses cotés et soupira, le regard fixer sur la trotteuse rouge de l'horloge.
Gustav ne réapparut qu'une trentaine de minutes plus tard, une boite en carton dans les mains.
« Désolé d'avoir été si long, je t'ai fait des copie des vidéos et des dossiers pour que tu puisse les garder.
- Merci beaucoup Gustav, c'est vraiment très gentil de ta part.
- Ça me fait plaisir Anke! Autant mettre toute les chances de mon coté si je veux comprendre cette histoire moi aussi. Je vais allez distraire le gardien pour vous laissez passer. Essayer de cachez la boîte le plus possible. »
Georg et Anke remercièrent encore une fois Gustav pour son aide précieuse et sortirent de l'établissement sans se faire remarquer par le gardien de sécurité. À l'extérieur, le ciel morne semblait prêt à déverser ses larmes dans les rues d'Hambourg.
[ ... ]
Pour se rendre à l'hôtel, Georg emprunta un chemin différent à celui de l'allée, histoire de visiter un peu cette ville si mouvementée. Ils s'arrêtèrent dans un petit café pour manger et discuter. Lorsqu'ils en sortirent, à leurs grands étonnement, le ciel commençait déjà à s'assombrir. Ils ne croyaient pas être resté si longtemps à l'intérieur.
[ ... ]
« Je te laisse ici, Anke. J'ai promis à mon oncle que j'irais le voir aussitôt que je rentrerais. Passe une bonne soirée »
Georg déposa ses lèvres sur la joue de la jeune espagnol et partit en direction de l'ascenseur. Anke esquissa un sourire et entra dans sa chambre. Elle déposa le carton sur son lit et se dirigea rapidement vers la salle de bain.
Après avoir pris sa douche, Anke enfila rapidement un boxer et un débardeur puis alla s'asseoir sur son lit, le carton contenant les dossiers et effets personnels de Bill devant elle. Elle éparpilla le contenu de la boîte sur le matelas et farfouilla parmi les papiers et divers objets. Elle tomba sur une chemise en carton tellement épaisse qu'elle du s'y prendre à deux mains pour la soulevée. Anke, ne comprenant rien au jargon médical, ne fit que survoler les quelques centaines de feuille. À plusieurs reprises, elle aperçut le mot « Personnalités multiples ». Intrigué, elle reposa le dossier sur le lit et s'empara d'une cassette vidéo qui se cachait sous une peluche aux yeux exorbités. Un morceaux de ruban gommé avait été collé sur le devant de la cassette et des dates étaient avaient été inscrite dessus avec un marqueur permanent.
Bill Kaulitz ; 2001 – 2007
Anke se leva et se dirigea vers le meuble en bois sur lequel reposait la télévision. Elle s'assit sur la moquette et ouvrit les deux panneaux à l'intérieur desquels se trouvait un magnétoscope. Elle inséra la cassette dans la fente et hésita avant d'appuyer sur le bouton de lecture. Elle ferma les yeux et soupira en inclinant légèrement la tête vers le haut, massant sa nuque. Elle ignorait si elle était vraiment prête à découvrir l'identité de Bill Kaulitz, même si elle avait un immense doute. Sentant un courant d'air froid lui parcourir l'échine, Anke ouvrit les yeux dans une moue d'inconfort. Un cris resta bloquer dans sa gorge lorsqu'elle aperçut la silhouette d'une dame, debout derrière elle, se reflété dans l'écran de télévision . L'adolescente se retourna vivement pour faire face au vide. La silhouette avait disparut.
Réponse à Andréa :
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Je ne sais pas encore. Quand ça va me tenter ;)
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